mardi 24 novembre 2009

YOANI SANCHEZ, BLOGGUEUSE A RISQUES A CUBA



Je suis tombée sur l'article de cette journaliste dans "Internazionale", un magazine italien du même type que  "Courrier international" où elle écrit une rubrique hebdomadaire. J'ai fait mon possible pour vous le traduire correctement en français. Mais d'abord ICI son blog et l'article d'origine en italien.


Le métier de bloggueur à La Havane

Il y a quelques années, j'ai lu dans un rapport de l'organisation internationale du travail que le métier de journaliste était l'un des plus dangereux au monde. Il était écrit que seuls les "testeurs de nouveaux avions" risquaient plus. Je ne me rappelle pas si le document prenait en considération les éleveurs de crocodiles ou les gardes du corps mais l'étude avait été faite dans les années 90. Alors que les bloggeurs n'existaient pas encore.
C'était le temps où je rêvais de devenir journaliste. Je me voyais déjà sauter d'un aéroport à l'autre, l'appareil photo autour du cou et le micro en main, interrogeant présidents, stars du cinéma, mafioso et condamnés, évêques et ambassadeurs. Je m'imaginais prise de panique devant la page blanche, essayant d'éviter le boss furieux contre moi juste avant l'heure de bouclage. Je fantasmais sur l'écriture de reportages mémorables et de chroniques inoubliables, et sur la révélation de scandales et de corruptions.
Puis, je ne réussis pas à entrer à l'école de journalisme de l'université de La Havane et mon rêve s'évanouit. Mais le sentiment de frustration est vite passé quand j'ai rencontré un journaliste, viré d'un quotidien national pour avoir écrit ce qu'il pensait.
Les journalistes à Cuba ne courent pas les mêmes risques que ceux du Mexique ou de la Colombie. Chez nous, les reporters ne sont ni tués ni séquestrés. On leur empoisonne juste le travail. Pourquoi éliminer physiquement quelqu'un qui écrit des vérités dérangeantes lorsque l'on peut les effacer avec le marqueur rouge de la censure ? Pourquoi les tuer quand on a tous les moyens pour les domestiquer ?
La mort professionnelle n'affecte pas les statistisques et augmente seulement la frustation des gens qui, comme moi, pendant un temps pensaient que leur destin était lié à l'Information. À Cuba celui qui choisit d'ëtre journaliste sait que tous les moyens de communications sont dans les mains du Pouvoir, qu'on l'appelle Etat, Parti Unique ou "Lìder Màximo". Il sait qu'il devra toujours dire ce qui est convenable et nécessaire et qu'il devra le faire avec dévotion et enthousiasme. Le journalisme à Cuba comporte donc un risque énorme, mais seulement pour la conscience des journalistes.
Naturellement, de bonnes opportunités sont aussi offertes car l'aura mystique qui entoure la profession vous rend fascinant aux yeux de personnes intéressantes, permet de fréquenter des fonctionnaires importants, lesquels résolvent tout problème et vous font des faveurs. Un jour se présente la possibilité d'un voyage, et le reporter de province se transforme en un homme du monde qui parle de Paris comme s'il y étais né et commente les us et coutumes de tous les coins du monde. Il a vendu sa plume ou son clavier pour avoir privilèges et commodités qui n'ont rien à voir avec sa volonté d'origine de raconter tout ce qui se passait autour de lui. C'est exactement à ce moment là qu'il ne peut plus se défendre. Comme le correspondant qui meurt en Afghanistan ou le photographe qui perd la vie, tué par les narcotraffiquants de Bogota.
Mais depuis une vingtaine d'années, existe sur notre île un autre type de journaliste. L'adjectif "indépendant" le distingue de tous les autres. Il affronte des risques divers, exploite d'autres opportunités. Evidemment, il n'a suivi aucun cours de journalisme, mais a appris à raconter ce que dissimule la presse du Parti. Il est devenu un spécialiste de la dénonciation. Il s'intéresse aux côtés cachés de l'histoire.
Au printemps 2003, tout ce qui semblait simplement dangereux ou risqué, s'est transformé en une punition: Beaucoup de ces journalistes indépendants ont été arrêtés et condamnés à des peines de 10, 15 ou 20 ans de prison. La plupart d'entre eux y sont encore aujourd'hui.
Nous, les Bloggeurs, sommes arrivés après, notamment parce qu'à Cuba, la technologie s'est diffusée très lentement. Les autorités n'imaginaient certainement pas que leurs citoyens s'en serviraient pour exprimer des points de vues alternatifs. Le gouvernement contrôle les caméras télévisées, les micros radiophoniques, les pages des revues et périodiques de toute l'île. Mais maintenant, il existe un réseau mondial et invisible, "démonifié" mais imprévisible qui offre à qui le veut, la possibilité de partager ses opinions de façon presque illimitée.
Le Parti a mis du temps à s'en rendre compte mais maitenant il l'a compris. Et il sait que pour faire taire un bloggeur, il ne peut utiliser les mêmes méthodes que pour réduire au silence tant de journalistes. Ces impertinents de la toile ne peuvent être renvoyés de la rédaction d'un journal. On ne peut pas non plus leur promettre une semaine sur la plage de Varadero ou une automobile Lada comme récompense. Et encore moins les acheter avec un voyage en Europe de l'Est ou dans l'Allemagne de Honecker. Pour stopper un bloggueur, il faut l'éliminer. L'Etat cubain le Parti unique et "il lìder màximo" l'ont compris.

mercredi 11 novembre 2009

MARC LAIME N'AIME PAS LES ECOLES (mais se fait une raison)

A la question, conseillerez-vous d'être journaliste ? Marc Laimé répond:


NON... c'est un métier trop dur, trop dangereux. même si aujourd'hui, les jeunes ont intégré la précarité comme quelque chose de normal, la réalité du métier reste très dure. Le nombre de pigistes augmente tous les jours alors que le nombre d'employés diminue...
Certains pigistes ont réussis à se faire un trou mais leur statut est très précaire. Les contrats même s'ils sont réglementés, ne sont que très peu respectés et si on refuse le contrat, dix personnes derrière nous sont prêtes à le reprendre. pour avoir du boulot, il faut donc accepter mes conditions de l'employeur. De même, il y a toujours des "embêtements" pour avoir droit aux assedics ou à un congé, congé maladie, congé parental... Sans oublier qu'à n'importe quel moment on peut redevenir "rien du tout".  Mais c'est aussi le cas maintenant pour n'importe quel journaliste employé.
Alors il vaut mieux ne pas devenir journaliste à moins de:

- Passer par une école de journalisme car c'est presque indispensable pour trouver un poste aujourd'hui même si ce sont des machines à "écervelage". Il faut garder en tête aussi que ce n'est pas du tout suffisant pour réussir dans le métier.

- Avoir une sécurité: parents riches (et généreux...). C'est en effet plus facile de devenir journaliste si vos parents vous loue un appartement à Paris. Un conjoint qui travaille peut aussi aider.

- Avoir un champ de spécialité sur lequel vous pouvez rebondir. il est préférable aujourd'hui de faire un maximum d'études pour se spécialiser. le thème de la spécialité doit être un choix personnel mais réaliste. il doit pouvoir être utilisé dans plusieurs secteurs (autres que le journalisme) et doit apporter des informations sur le monde d'aujourd'hui. quelques exemples de spécialités utiles: géographie, urbanisme, architecture... Je me suis spécialisé sur le tard au sujet de l'eau mais c'est ce qui m'a permis une vrai évolution dans ma carrière et une vraie reconnaissance. En effet, quand un employeur doit choisir entre des dizaines de CV, il sera attiré par ce qui fait de vous quelqu'un d'unique, par l'avantage que vous avez sur les autres. C'est cette spécialité qui tiendra ce rôle. Ce conseil peut paraître étonnant quand on sait que les médias demandent à leur nouvelles recrues de plus en plus de polyvalence dans leur métier (journaliste, caméraman, monteur... tout en un :-) ) ainsi que d'être capable de sauter d'un sujet à l'autre en quelques heures. Pour autant, il est logique puisque si tous les jeunes journalistes se revendiquent polyvalents, il ne reste plus que la spécialisation pour se démarquer.  de plus, avoir un terrain de prédilection permet au journaliste délusionné de changer de métier.

- enfin, il faut penser à tous les produits dérivés possibles et imaginables qui vous ramènent de l'argent, des contacts et de la reconnaissance: livre, blogs, expositions, conférences, T-shirts...

Si vous suivez ces conseils, alors vous pouvez essayer de vivre du journalisme !


Date de l'entretien:  5 avril 2008  E-mail de Marc laimé: marc@rezo.net


Biographie: Marc Laimé a fait des études de sociologie. suite à l'obtention de sa licence, il dit n'avoir pas eu envie de travailler. A l'occasion d'un piston, il rentre dans une boîte pour faire du rewritting (mise en forme de texte) et rencontre des journalistes. Il commence à piger pour plusieurs journaux et surtout pour le journal "industrie et technique" qui lui apprend à faire des fiches techniques à partir d'énormes dossiers. Les rpemières bases du journalisme (synthètiser) connues, il part 4-5 ans à l'étranger et travaille dans des agences de presse (reuters, AFP et d'autres plus spécialisées). Il traverse le Moyen- Orient, l'Afrique, le Royaume-Uni puis rentre en France.  il y reprend les piges mais cette fois pour "Le Canard Enchaîné", "Le Monde", "Libération" et des magazines scientifiques. "L'autre journal", parution engagée, lui permet de voyager loin à l'étranger et de vivre le vrai mythe du journaliste. malheureusement le journal est racheté plus tard par Hachette. C'est en 1991 que sa carrière prend un tournant. Il commence alors à s'intéresser au secteur de l'eau et ne le quittera plus. Cette thématique sera très reprise par les médias, apportant ainsi beaucoup d'occasions de travail à Marc Laimé. Aujourd'hui, il se définit plus comme un consultant sur ce sujet que comme journaliste même s'il continue à informer régulièrement les lecteurs du blog "Les eaux glacées du calcul égoïste". Il se dit aussi plus engagé qu'autrefois notamment du point de vue de l'environnement. 

UNE ORIENTATION DE PREMIERE IMPORTANCE !

Les résultats aux concours le prouvent, l'orientation scolaire des candidats est déterminante dans l'accession aux écoles.de journalismes reconnues par la profession. "Au CFJ comme à l’ESJ plus de la moitié des élèves ont suivi une classe préparatoire" et "la part des diplômés d’IEP oscille entre 38 % et 50 % dans les trois formations précitées (ndlr: CFJ, ESJ, CUEJ)" (Source: enquête de Géraud Lafarge, IUT de Lannion (CNRS, université de Rennes 1) et Dominique Marchetti, CNRS, université de Paris 1, Ici, l'enquête). Si on ajoute IEP et classes préparatoires (en ignorant le fait que certains étudiant d'IEP ont aussi fait une classe prépa), on arrive à 78%  des effectifs... Ces résultats concernent ces seules trois écoles qui recrutent le plus massivement des étudiants issus de ces institutions. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, les moyennes sur l'ensemble des écoles reconnues sont presque aussi éloquentes: 1/3 des élèves ont suivi une prépa et 1/4 un IEP. Même calcul et on obtient 58% des effectifs ! A prendre en compte donc dans le choix de son orientation pour devenir journaliste. L'enquête d'envoyé spécial du 5 novembre 2009 vous donnera une idée de ce qu'est une prépa.
Les IUT de Lannion et Tours sont moins discriminants à l'entrée du fait de leur recrutement directement après le Bac.
Toujours d'après la même enquête, les littéraires ne sont pas particulièrement bien placés à l'arrivée:
Les cursus des études supérieures démontrent que ce sont aujourd’hui moins les études littéraires et philosophiques (9 %) que l’histoire (21 %), l’informationcommunication (13%) et surtout la science politique (30 %) qui favorisent l’accès aux écoles de journalisme. Le passage par cette dernière discipline fait en effet désormais figure de « voie royale », son poids croissant indiquant entre autres que les écoles forment des étudiants essentiellement destinés à travailler pour des médias grand public d’information générale et politique.
 Un petit calcul encore et il reste 25% de prépa et 2% autres ? Même si l'étude ne précise pas ces chiffres, il est flagrant que les études suivies avant les concours ont un impact important sur la réussite. Les auteurs de l'enquête continue leur cheminement en dressant un parallèle entre fréquentation IEP/prépa et origine sociale et arrivent à la conclusion que les candidats victorieux proviennent  majoritairement d'un milieu social (très) favorisé. Mais cela fera l'objet d'un autre billet.

Une petite vidéo sympathique sur les prépas pour vous donner envie d'y aller...





Si l'orientation est si importante pour intégrer les écoles de journalisme, n'est-il pas du devoir des spécialistes de l'orientation de diriger les aspirants journalistes dans la voie la plus privilégiée ? A l'exemple du site Imagine ton futur qui explique clairement la voie à suivre. les conseillers d'orientation répondent toujours de la même façon aux questions qui leur sont posées sur la voie à suivre:
Après le bac, tu peux envisager une classe prépa littéraire, des études de lettres modernes, histoire, intégrer après réussite au concours un institut d’études politiques avant de passer les concours d’entrée d’école de journalisme.
Si tu as d’autres questions d’orientation, nous restons à ta disposition. Pierre, conseiller d’orientation psychologue.
Mais tous les spécialistes ne recommandent pas forcément cette voie. Par exemple, "Le guides des métiers et compétences 2008-2009" de l'éditeur idecom consacre deux pages au métier de journaliste sans conseiller jamais de passer  par telle ou telle orientation. Il précise bien sûr que la sélection est rude et qu'il est possible de passer les concours à Bac, +1, +2, +3, sans plus de détails, (de plus,  la pigiste prise en exemple travaille pour un magazine de mode.) Le danger de ce genre de fiche d'orientation est de laisser croire au lycéen qu'ils peuvent étudier à l'université puis passer les concours. C'est ce qu'il m'est arrivée en me basant sur les fiches du CIO !
Viennent ensuite les remords quand on sait qu'on aurait été capable d'entrer dans une prépa ou un IEP et qu'on aurait pu avoir ce _#~~'(&& de concours. Le risque en sortant du bac, c'est d'avoir ras la casquette des cours et certainement pas envie d'entrer dans un établissement où il faudra travailler 10 fois plus. Mais, encore une fois, à méditer en toute connaissance de cause: Lisez L'enquête de Géraud Lafarge et Dominique Marchetti.

Pour finir, si de toute façon, vous ne voulez pas suivre la formation d'une école de journalisme parce qu'elle formate les journalistes, que les rédactions prennent de plus en plus de non diplômés pour les payer moins etc... Alors, je dirais que votre orientation devrait aboutir à deux choses: avoir une importante culture générale (pour comprendre de façon générale ce qu'il se passe autour de vous et ne pas dire des énormités dans vos articles) et avoir une connaissance précise d'un secteur pour en devenir Le spécialiste et devenir indispensable à tous ceux qui traitent de la question. Conseils que je reprends de Marc Laimé, lui même journaliste (voir billet du même nom).

lundi 9 novembre 2009

TROUVER POUR QUI ECRIRE, UN CASSE-TETE

Quand on commence à travailler comme journaliste, cela signifie que l'on a trouvé pour qui écrire. C'est certainement l'étape la plus difficile pour l'apprenti journaliste sans diplôme qui n'a pas encore de vrai réseau ni d'employeurs réguliers.

Généralement (à vrai dire je n'ai jamais rencontré d'autres cas), on commence par piger et/ou faire un stage dans un journal, radio, magazine, local(e) ou à faible tirage.
L'avantage du stage, c'est que par la suite il est souvent possible de piger pour le même titre. A condition bien sûr, d'accéder à des infos qui intéresseront le journal. Exemple: si vous faîte un stage dans un journal local d'Alsace, qu'à la base vous habitez à Lille et que vous partez habiter à Rome... Quels articles pourrez-vous encore écrire pour ce titre ? Des articles traitant d'événements internationaux très importants. En effet, même les journaux locaux ont des pages internationales (ainsi que nationales). Il est donc possible de trouver des sujets même si la quantité de ceux-ci est très limitée. Le nombre de pages et donc d'articles traitant de l'actualité nationale et internationale est réduite à deux voire trois pages. Les sujets évoqués seront ceux considérés par la rédaction, comme les plus importants.

Il est impossible à ses début de survivre (oui les journalistes survivent...) en ne pigeant que pour un journal. La quantité d'article demandé est faible, les tarifs sont ridiculement bas. Il faut donc, même si l'on pige déjà pour un titre où l'on a fait un stage, trouver d'autres employeurs. A noter aussi que plus on élargit son cercle de rédactions, plus on a la possibilité d'écrire sur des sujets variés et par conséquent d'écrire plus d'articles.
Deux possibilités se profilent alors: soit vous connaissez un journal qui devrait accepter vos piges (ancien stage, piston, et par la suite journal pour qui vous avez déjà pigé) et vous cherchez des sujets qui intéresserait le rédac' chef ou alors, vous cherchez des journaux, magazines, radios ...  qui seraient intéressé par les idées de sujets qui vous passent par la tête. Si vous vous sentez l'âme d'un journaliste et que vous n'avez pas une paire d'idées qui vous passent par la tête tous les jours (attention je n'ai pas dit que ce ne devaient être que de bonnes idées...), dîtes vous qu'il y a un problème (et résolvez-le).


Alors comment faire ? Le guide de la pige, recommande d'envoyer un mail au rédac' chef en lui expliquant brièvement mais de façon évocatrice l'idée que vous avez. De faire attention à ne pas en dévoiler trop non plus histoire qu'on ne vous pique pas votre idée pour la confier à un journaliste de la rédaction. Mais de montrer quand même que vous êtes en capacité d'écrire cet article: vous avez déjà les contact, vous connaissez le sujet, vous savez quelle forme il peut prendre (dossier, interview, article, photos, encadrés). Et surtout vous savez pourquoi l'angle que vous choisissez intéressera les lecteurs de la parution en question (ou les auditeurs etc...). En gros vous devez faire tout et son contraire... pas fastoche pour les novices surtout quand la rédaction vous répond que votre sujet n'est absolument pas intéressant (et non, ça ne veut pas forcément dire qu'il l'ont confié à un journaliste de la rédaction.) Le lendemain de l'envoi de votre mail, il est conseillé d'appeler la rédaction pour confirmer la réception du mail et donner ainsi l'occasion au rédac'chef de vous dire ce qu'il en pense. Un coup de fil montre aussi que vous êtes sérieux.et que vous n'avez pas peur du grand méchant rédac' chef.
La difficulté de l'exercice consiste à trouver quel sujet va avec quel journal et pour ça, la lecture de ces mêmes journaux est indispensable, longue, fastidieuse et pas toujours concluante. Courage !

Catégorynet propose un forum pour les pigistes où vous pourrez posez toutes vos question de débutants.
Les aventures de Juju le pigiste (2003-2006) vont feront certainement autant rire que moi.


Exercice pratique: J'ai personnellement l'occasion d'interviewer un auteur de polar italien qui a sorti un nouveau livre il y a peu de temps et dont la vie est très intéressante (il a fait de la prison, a séjourné en France...). J'ai un mois pour trouver une parution qui serait intéressée par ce sujet. Evidemment mon petit journal d'Alsace est hors-sujet. Première étape lister les rédactions qui pourraient accepter de publier un article. Ensuite, personnaliser la forme de l'article pour chacune d'entre-elles (à qui un dossier, à qui 10 lignes sur le nouveau bouquin, à qui une interview etc...). Enfin, envoyer les mails à chacun des rédac'chef avec une rapide présentation de moi-même, histoire qu'ils voient que,"oui, je peux le faire" ! Un résumé, de cette aventure dans un mois (Est une aventure, ce qu'on a encore jamais tenté auparavant, non ?)