vendredi 25 décembre 2009

BONNES FETES

Bonnes fêtes à vous tous. 2 principes que j'essaye de m'appliquer tous les jours: Pour être heureux, il faut le vouloir. Et: Aidons-nous les uns les autres au maximum. (voir discours de Benoit XVI, pour une fois qu'il ne dit pas de conneries...enfin sur l'egoisme de l'Homme car j'ai pas lu tout le discours et ici son CD, si si))

mercredi 23 décembre 2009

PETITE LECON TELEVISEE

Voici un mini reportage fort intéressant sur le formatage du ton journalistique.détestable ou indispensable ?

Est-il bien légitime de transformer une histoire d'huîtres en saga rocambolesque ? Le journaliste, porteur de la vérité, ne doit-il pas respecter l'authenticité d'une information aussi dans son ton ? Faire de filtres à eau, des objets presque magiques qui ont changé la vie d'une famille, n'est ce pas d'une certaine façon tromper le télespectateur ? (oui moi aussi je pose des questions...). La recherche de l'attention (et donc de l'audience)  du télespectateur à tout prix, selon moi, peut devenir vraiment préjudiciable à l'information. Un sujet simple à la base qui pourrait être traité en cinq minutes, tout en contenant une quantité d'informations égale, devient une exclusivité traitée en 1/2 heure.
D'un point de vue de télespectatrice, j'adore les reportages présentés par Envoyé Spécial, ils sont plutôt agréables à regarder et ils ne versent pas autant dans le sensationnel que "7 à 8" ou "66 minutes". Les commentaires audio de ces deux derniers magazines gâchent vraiment les sujets, mettant le téléspectateur dans un rôle de voyeur la plupart du temps.  Le danger est que les formats d'Envoyé Spécial rejoigne peu à peu ce sensationnalisme...

De mauvais élèves

Combien de fois nous a-t-on répété de ne pas utiliser à tour de bras (...) des expressions toute faite, de se concentrer sur le message purement informatif, de ne pas se répéter etc. En écoutant ce petit reportage, on se rend compte que même "les plus grands" (quand on voit ses reportages diffusés par Envoyé Spécial c'est qu'on a accompli un bon bout de chemin non ?) n'appliquent pas les leçons enseignées. Ils ont peut être raison. Si le téléspectateur apprécie ce format où est le problème ? On devrait au contraire, apprendre à faire du journalisme dans ce sens ... et on revient au débat du rôle du journaliste. Doit-il écrire pour les lecteurs ou écrire la vérité dans sa stricte forme et de façon neutre (pas besoin d'essayer de faire pleurer le télespectateur sur le sort d'orphelins affamés en Afrique) ? Je vous laisse méditer.

En attendant, entraînez-vous à repérer le formatage journalistique en écoutant les émissions de 66 minutes, 7 à 8, 120 minutes inside et Envoyé Spécial.

mardi 15 décembre 2009

JU ET JUJU, DEUX CARRIERES EN MARCHE

"Tout peut s'arrêter du jour au lendemain", insiste Julien Jouanneau, responsable du poste local du site Lepost.fr. Bonne nouvelle au demeurant puisque si tout peut s'arrêter c'est que quelque chose se passe ! En l'occurrence, Julie Gommes, professeure de journalisme au Caire et Julien Jouanneau (soit Ju et Juju) ont comme points communs des débuts dans le journalisme sans diplôme d'école reconnue et une carrière ascendante. Portrait de deux réussites.

Les débuts

JuJulie semble avoir voulu être journaliste depuis toujours. "Ca remonte a tellement loin...", affirme-t-elle brandissant un joker pour cette question à laquelle répondent bien mieux les faits que les envies. A 16 ans, elle fait déjà un passage à radio Clapas puis enchaîne pendant quatre ans piges, remplacements et finalement CDI au quotidien l'Hérault du Jour. Dans le même temps, elle écrit bénévolement pour un petit journal local on-line. En CDI avant le passage du bac, Julie obtient ce dernier en tant que candidate libre.

JujuJulien, lui, avait une autre idée en tête, devenir écrivain. C'est sa passion pour l'écriture qui l'a mené un peu par hasard, à faire un stage au Progrès alors qu'il étudiait à Sciences Po Lyon. "De fil en aiguille, je suis resté au Progrès et ai enchaîné d'autres stages".

Les difficultés

"Les employeurs paient au lance-pierre lorsque vous êtes en formation, explique Julie qui a bénéficié d'un contrat de qualification de deux ans entre sa boîte et le CFPJ. mais ça m'a permis d'alterner 6 mois de boulot, 15 jours de cours pendant deux ans. Lorsque j'ai essayé pour la première fois de me lancer en piges, je n'avais pas assez de carnets d'adresses, d'expériences, etc... pour pouvoir trouver quelque chose de conséquent. Mais je n'ai jamais fait un autre job, jamais voulu !". Le fait de passer son bac en candidate libre n'a pas été de tout repos pour la journaliste qui faisait le bouclage du journal presque tous les soirs à 22h et enchainait avec ses bouquins de cours.

Le parcours que décrit Julien semble avoir été un peu plus difficile. "Trouver ma place dans une rédaction, cela a mis 4 ans pour moi, alterner de piges en piges dans différentes rédacs sans avoir le sentiment d'y appartenir, c'est la principale frustration".

La réussite

Le caire, source http://www.tangka.com/phototheque/g2data/albums/moyen-orient/egypte/villes/le-caire/egypt_towns_hd_08.jpg
"Alors pour faire simple, après 8 ans de journalisme, je suis partie travailler un an au Laos ou j'étais formatrice aux techniques d'écriture, journalistique et redac chef d'un canard francophone et je faisais quelques piges. raconte Julie. Après une courte pause en France, je suis  repartie pour l'Égypte où j'enseigne actuellement le journalisme à l'université du Caire à des étudiants d'Afrique et du Moyen Orient." Au départ, voyager n'était pas au programme de cette journaliste de 26 ans mais en tout cas, cela lui permet de partager son savoir et ses compétences avec "ceux qui n'ont pas la chance d'avoir suivi mon parcours". Aujourd'hui, elle attend d'être "un peu plus "assise" au niveau culturel" pour commencer à piger en direct de la capitale Égyptienne.

Le journaliste du Post ne fait pas de cachotteries, il gagne 2400 euros net par mois sans compter les droits d'auteurs de ses livres (voir son site) qu'il qualifie d'intéressants. Il reste cependant prudent sur le succès journalistique qui selon lui, n'est jamais acquis.


Comment font-ils ?

Julie a commencé très tôt à piger pour sa rédaction locale. Souvent, les journalistes qui vivent correctement de leur métier sans être passés par les écoles reconnues sont ceux qui comme elle, savaient très tôt ce qu'il voulaient faire. Ceux qui ont commencé à travailler dès que possible et qui ont appris sur le tas. Il semble plus "facile" de travailler dans ce secteur peu rémunérateur lorsque l'on est étudiant, voire encore chez ses parents , lorsque l'on n'a pas à se préoccuper des factures ou que l'on reçoit une bourse de l'éducation nationale qui complète vos revenus... Cependant, Julie met aussi en avant l'apport important des écoles de journalisme. ""grande" ou "pas grande" école, ca permet d'obtenir des technique. ce n'est pas juste un truc qui fait joli sur le cv. C'est apprendre des techniques d'ecriture, apprendre a trouver des sources, apprendre a aller chercher l'info là où elle est, etc..."
 

De son côté, Julien a trouvé son boulot au Post.fr grâce à son blog Juju le pigiste qui a été repéré par le journal. Il conseille par ailleurs de rester toujours en mouvement, proposer constamment des sujets aux rédactions et ëtre original. "Il ne faut jamais abandonner, ne pas avoir de diplôme de journaliste ne m'a jamais posé aucune difficulté", conclut-il.

Force est donc de constater que sans diplôme il est aussi possible de se frayer un chemin vers la réussite professionnelle. Bien que le contrat de qualification de Julie et les études à Sciences Po de Julien ont sans nul doute eu aussi des conséquences bénéfiques pour leur carrière.


A suivre, le portrait de journalistes sans diplôme de journalisme, ni de sciences Po ou équivalent


vendredi 4 décembre 2009

POURQUOI LES QUOTIDIENS NE SE VENDENT PLUS...



La faute à internet, concurrent au contenu infini et gratuit, ne se lassent de répéter les médias et leurs experts. La faute aussi au désintérêt du public pour ce type de parutions: les lecteurs ne font plus confiance aux journalistes, les jeunes préférent facebook et twitter (et quelques fois Rue89 aussi)... Situation désespérée...

Peut être. Mais les causes de la dégringolade des journaux se trouvent aussi dans les changements apportés à notre vie quotidienne. Ce n'est donc pas tant le paysage médiatique qui a changé mais Nous qui ne sommes plus les mêmes.

Qui a le temps aujourd'hui de lire Le Monde en entier tous les jours ? à part si vous prenez l'avion pour les Etats-unis ? Pour lire Le Monde, en entier, il faut environ 4 heures. Qui a quatre heures par jour à consacrer à la lecture des nouvelles du monde ? (à part ceux qui n'ont pas besoin de travailler)  Le fait est, quand on achète le journal (surtout Le Monde...) on lit rarement tous les articles, on se contente de la titraille et des textes dont les titres nous frappent. Mais alors pourquoi acheter un produit que je ne consommerai pas entièrement puisque le lendemain il sera déjà périmé. Je préfére lire les gratuits qui me font faire le tour de l'actu en...20 minutes ou le journal télévisé devant lequel je peux manger histoire de gagner du temps. En passant relever mes mails, j'en profite pour cliquer sur le lien de Libération ou Rue 89 ou encore du Figaro et faire le tour d'une info claire et courte et gratuite. Bien plus pratique que de devoir passer chez le libraire. Economies de temps et d'argent, et de mouvements.

Nous faisons trop de choses aujourd'hui. Le panel de nos activités s'est amplement élargi spécialement du point de vue des loisirs. Il y a, c'est vrai, les ordinateurs et internet qui font de la concurrence au temps que l'ont pourrait passer à lire le journal. Mais pas seulement parce que les infos sont présentes sur le net gratuitement. Internet est un monde où il y a tant de choses à faire: blogger, tchatter, twitter, poster sur facebook, jouer à des tas de jeux idiots, regarder toutes les séries ou films que l'on veut sans limites... L'ordinateur et l'internet sont "chronivores".  On passe aussi son temps au cinéma, à lire des bouquins, à jouer au foot, à boire avec les amis, à regarder la télé, à bricoler, à planter des graines, à ranger la maison, à s'occuper des enfants, à préparer les repas et à travailler ! le temps accordé à la lecture des journaux en est donc réduit.

Ceux qui prennent les transports en commun ont encore la chance de bénéficier d'un peu de temps pour lire une paire de pages, s'ils ne se retrouvent pas coincé comme des milliers de personnes dans la cohue des transports. Pas pratique d'ailleurs l'abonnement au Monde qui arrive en fin de matinée chez soi avec les nouvelles de l'avant-veille. Même si on demande à le recevoir au bureau, on aura loupé le précieux temps matinal (et franchement lire Le Monde en rentrant, à l'heure de l'édition du nouveau numéro... autant acheter le numéro du soir, non ?)

Solutions pour les quotidiens ? ou devenir des hebdos et continuer à fournir de l'info quotidiennement sur la toile ou réduire la densité de leur page. Libé me semble de ce point de vue un assez bon modèle mais leur site d'info est tout aussi bien et gratuit pour la majeure partie.


N'hésitez pas à réagir ! quelles sont les causes pour vous de la dégringolade des ventes de journaux ? quelles solutions ? En tant que futurs journalistes, il est important que l'on ait une idée d'un modèle viable à développer. Dans lequel on puisse s'épanouir en tant que journaliste et ne pas avoir peur de se faire virer à chaque fin de mois ou de n'être payé que 15 euros le feuillet...