mercredi 23 décembre 2009

PETITE LECON TELEVISEE

Voici un mini reportage fort intéressant sur le formatage du ton journalistique.détestable ou indispensable ?

Est-il bien légitime de transformer une histoire d'huîtres en saga rocambolesque ? Le journaliste, porteur de la vérité, ne doit-il pas respecter l'authenticité d'une information aussi dans son ton ? Faire de filtres à eau, des objets presque magiques qui ont changé la vie d'une famille, n'est ce pas d'une certaine façon tromper le télespectateur ? (oui moi aussi je pose des questions...). La recherche de l'attention (et donc de l'audience)  du télespectateur à tout prix, selon moi, peut devenir vraiment préjudiciable à l'information. Un sujet simple à la base qui pourrait être traité en cinq minutes, tout en contenant une quantité d'informations égale, devient une exclusivité traitée en 1/2 heure.
D'un point de vue de télespectatrice, j'adore les reportages présentés par Envoyé Spécial, ils sont plutôt agréables à regarder et ils ne versent pas autant dans le sensationnel que "7 à 8" ou "66 minutes". Les commentaires audio de ces deux derniers magazines gâchent vraiment les sujets, mettant le téléspectateur dans un rôle de voyeur la plupart du temps.  Le danger est que les formats d'Envoyé Spécial rejoigne peu à peu ce sensationnalisme...

De mauvais élèves

Combien de fois nous a-t-on répété de ne pas utiliser à tour de bras (...) des expressions toute faite, de se concentrer sur le message purement informatif, de ne pas se répéter etc. En écoutant ce petit reportage, on se rend compte que même "les plus grands" (quand on voit ses reportages diffusés par Envoyé Spécial c'est qu'on a accompli un bon bout de chemin non ?) n'appliquent pas les leçons enseignées. Ils ont peut être raison. Si le téléspectateur apprécie ce format où est le problème ? On devrait au contraire, apprendre à faire du journalisme dans ce sens ... et on revient au débat du rôle du journaliste. Doit-il écrire pour les lecteurs ou écrire la vérité dans sa stricte forme et de façon neutre (pas besoin d'essayer de faire pleurer le télespectateur sur le sort d'orphelins affamés en Afrique) ? Je vous laisse méditer.

En attendant, entraînez-vous à repérer le formatage journalistique en écoutant les émissions de 66 minutes, 7 à 8, 120 minutes inside et Envoyé Spécial.

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