mardi 9 novembre 2010

A LA RECHERCHE DE CORRESPONDANCES...

Encore un petit mot très court, Mon master 2 me prend tout mon temps, même mon temps libre, du coup plus d'articles... J'en suis désolée et vais quand meme essayer de rédiger quelque chose de temps à autre.

Je recherche actuellement  un poste de correspondante en ile-de-france, j'habite dans les hauts-de-seine à Clamart et me rends à Versailles tous les jours. Je dis bien correspondante, c'est à dire salaire de misère et aucune reconnaissance journalistique, car je n'ai pas le temps de chercher des piges :-(

Je recherche aussi un stage dans la culture scientifique, idéalement dans le secteur de la création d'expo, contenu et contenant. Ce serait pour début avril....

Enfin, je réalise actuellement un magazine scientifique pour les enfants de 7 à 12 ans, le projet en est à son commencement et nous (nous bossons en équipe) aurions certainement besoin de "petites mains" pour les articles. ça vous ferait un article publié, gratos mais publié et si on a des subventions, je ferais en sorte que vous touchiez quelque chose. Nous avons une rubrique actu de la science, ma planete, un dossier de 4 pages A4, une page de jeux, une page "librairie"... Nous cherchons aussi des dessinateurs pour faire une petite bd de quatre vignettes et notre mascotte: une fouine :-)

A bon entendeur...

Dernière news: un nouveau lien vers une SDJ (sans diplome de journalisme), stéphanie, 23 ans, en master info com :-) Mordue de culture

Sinon je découvre la vie parisienne et je m'y sens étonnamment très très bien...
A bientôt !





vendredi 18 juin 2010

QUELQUES MOTS...

Quelques mots pour vous dire que je viens de terminer mon mémoire de M1 et que je vais donc pouvoir me remettre sérieusement à publier des articles sur ce blog.Le but n'a pas changé, je vous propose de découvrir les parcours de journalistes qui ne sont pas passés par des grandes ecoles de journalisme, de voir un peu comment on peut s'en sortir en sortant des sentiers battus. A très vite !

vendredi 30 avril 2010

LES ETUDIANTS DE SCIENCES PO NE PASSERONT PLUS L'ECRIT

Voici les nouvelles venant de http://www.educpros.fr sur la décision prise par l'ESJ et Sciences po Lille de faire cursus commun pour le diplôme de journalisme. Une décision nécessaire pour combler les déficits de l'Ecole mais qui permet aux élèves  de Sciences po de passer directement l'oral aux concours d'entrée. Une vingtaine d'entre eux seront ainsi intégrés à la formation Cela laissera environ vingt places pour les étudiants issus d'autres cursus.

jeudi 22 avril 2010

FEMMES, MEDIA ET POUVOIR

Hier, Concita De Gregorio (Unita), Joumana Haddad (An-Nahar) et Flavia Perina (Secolo d’Italia) ont discuté sur la scène du théatre Pavone des médias, du pouvoir et des Femmes à l’occasion du festival international du journalisme de Pérousse. Cette première rencontre d’un cycle de quatre rendez-vous avec ces femmes qui ont un certain pouvoir dans le monde du journalisme, a développé des réflexions assez originales sur le statut de la femme.


Femmes et pouvoir

Dans l’ancien théatre Pavone de Pérousse, les balcons minutieusement décorés sont occupés par le public. En majorité des jeunes, venus écouter leurs ainés parler de la situation du journalisme actuel. Trois rangées de balcons font le tour du théatre, d’en haut les femmes du jour, paraissent toutes petites sur scène. Un écran géant se charge de leur redonner la grandeur qu’elles méritent.


mercredi 21 avril 2010

DES NOUVELLES DU FESTIVAL DE JOURNALISME DE PEROUSSE

"Je vous parle en direct, oui en direct du celebre festival international de journalisme de Perousse !!!! Ici, c'est l'effervescence, les journalistes sont partout ! les debats ne finissent plus ! Dans les prochains jours, tous les problemes du journalisme actuel seront resolus, sans aucun doute !!"

... Serieusement, je n'ai rien contre le festival international de journalisme qui se deroule a Perousse du 21 au 25 avril. La preuve j'y suis. Mais dès les premieres heures de ma visite je me suis rendue compte qu'il y a quelques mauvais points à distribuer. Commencons (clavier italien!!!!) par le fait que l'accreditation presse est donnée sans aucune vérification. J'arrive dans la salle de presse: "bonjour, je viens chercher le badge d'accréditation:
- Comment vous vous appelez ?
- Cluzeau"
Apres cinq bonnes minutes (le temps qu'elle trouve la bonne carte) elle me la remet sans poser d'autres question. si vous voulez etre journaliste quelques jours, rendez-vous à Perousse. En meme temps, il faut relativiser, ce badge ne sert strictement à rien. Ah si, il permet de manger les petits chocolats de la salle de presse sans que les autres personnes ne vous regarde bizarrement.

jeudi 8 avril 2010

DANS QUATRE SIECLES, LE JOURNAL PAPIER NOUS LIBERERA D'INTERNET

Aspenia: Etes-vous d'accord avec les prévisions sur la presse écrite ? D'ici quelques décennies, les journaux papiers n'existeront plus et seront remplacés par des produits numériques ? Pour Bill Gates, ils tiendront encore 50 ans, pas plus.

Walter Isaacson (ex CNN e Times) : Moi je dirais qu'ils dureront plus que ça.La presse papier non seulement durera encore cinquante ans mais finira par prévaloir sur les autres formes de presse. Imaginons que ces quatre derniers siècles, nous avions reçu toutes les informations en format numérique sur l'écran de l'ordinateur? Un beau jour, arrive un nouveau Gutemberg et il invente un système pour mettre ces informations et ces images sur papier, pour les transformer en une espèce de journal à lâcher sur le pas de la porte et à lire tranquillement sur la véranda ou dans le bus. Notre réaction serait: quelle idée splendide ! Finalement nous pourrions feuilleter le journal à la recherche des choses qui nous intéressent vraiment. Et, notre conclusion serait: cette nouvelle technologie de la presse papier est tellement pratique qu'elle pourrait un jour ou l'autre nous libérer d'internet.  

Aspenia n]33 2006, Italia

mercredi 7 avril 2010

GUILLAUME FAUTRAT, UN JOURNALISTE QUI N'ACCEPTE PAS LA FATALITE

Guillaume Fautrat a 40 ans, il est journaliste cameraman  à France 3 région. Il touche 3500€ par mois et a 16 ans d’expériences sur les chaînes publiques. Une situation à laquelle aspirent beaucoup d’apprentis-journalistes. Bonne nouvelle, Guillaume Fautrat n’est jamais passé par une école de journalisme. Voici enfin le parcours (tant promis) d’un SDJ (Sans Diplôme de Journalisme) pur et dur.  Loin du cliché école, CDD, CDI, poste à responsabilité [pépère à donner les directives du bureau], le chemin parcouru par Guillaume Fautrat vous aidera certainement à voir les possibilités qui s’offrent à vous d’un autre œil.

Au commencement, Guillaume Fautrat est étudiant en école de communication, il a 21 ans. Il doit faire un film de promotion d’entreprise dans le cadre de ses études. Mais il n’est pas vraiment motivé :
"Mettre une caméra sur mon épaule c’est pour moi synonyme de départ, de voyage, de liberté d’expression. Les films de communication n’ont rien de tout cela » (son blog)"

Des amis de ses parents lui proposent un voyage avec le Secours Populaire sponsorisé par Sanofi, l’entreprise dans laquelle ils travaillent. Le futur journaliste saisi l’opportunité de faire un film sur les employés de Sanofi pour promouvoir l’entreprise et part pour la Serbie distribuer des médicaments aux réfugiés de la guerre du Kosovo.  Il reviendra avec la volonté de montrer l’horreur de cette guerre à deux pas de chez nous et avec la conviction de vouloir devenir Reporter de guerre. En deuxième année , RFO Guadeloupe l’accepte en stage. Il y reste onze mois en tant qu’assistant opérateur de prise de vue, c'est-à-dire qu’il rembobine les cassettes et fixe les pieds des caméras… Avant de partir, un ami journaliste lui remet une cassette où sont enregistrés quelques reportages qu’il a tournés pour l’aider dans sa recherche d’emploi.

La débrouille

Une fois de retour en métropole, il n’obtient pas son BTS communication et  vit de petits boulots précaires  "laver des personnes âgées", "entretenir des piscines"… Un concours de circonstances le décide à tenter sa chance dans la capitale. Il se rend à France 2 où la porte d’entrée lui reste close. Sans se décourager, Guillaume Fautrat passe par la porte de derrière moyennant une cartouche de cigarettes avec le concierge. Il se rend directement à l’étage des planning pour cameramen et propose ses services au rédacteur en chef. Des vidéos réalisées par son ami, 30 ans de métier, ce dernier dira qu’elles manquent un peu de maturité mais mettra tout de même l’apprenti journaliste à l’épreuve. Pendant quatre mois, il travaillera en doublon, apprenant en accéléré le manuel d’utilisation de la caméra qu’il n’a encore jamais manipulée. "Dans ces moments là, tu donnes le meilleur de toi-même." Puis arrive sa première pige : rien de bien compliqué, son boss lui demande de rapporter des plans du bâtiment du conseil constitutionnel.  Drapeau, fenêtres, plan large, zoom, tout y passe mais une fois de retour dans le bureau du patron et la vidéo en marche, seule une mouette planant au-dessus de la Seine apparaît à l’écran.  Un nuage passe, la tension monte et le « à présent journaliste » pressent que ce sera là sa première et dernière journée en tant que tel.  Heureusement au bout de deux minutes les images tant attendues se profilent sur l’écran, l’incident n’est dû qu’à un petit décalage lors du rembobinage de la cassette.  Les piges (une pige= une journée de travail) s’accumulent une, deux, trois journées par mois jusqu’à atteindre les dix jours/mois ce qui lui permet d’obtenir la carte de presse et par extension d’être inscrit officiellement sur le planning.  Certains mois il culmine à 20 jours de travail, mais les revenus sont très irréguliers. Pour décrocher une pige à 500F (environ 76€) , Guillaume Fautrat explique qu’il fallait arriver très tôt car premier arrivé, premier servi. Il vit dans un appartement parisien avec 7 colocataires, passe des mois où il ne fait qu’un repas par jour mais malgré la difficulté "J’ai persévéré ".  Tu dois avoir la foi ".


CDI

Pendant huit ans, il alterne piges et CDD. Les deux dernières années, il travaille 345 jours par an. Le vase déborde lorsqu'il met en évidence que certains titulaires (CDI) ont un rythme de travail beaucoup plus "light".que le sien. Quand lui faisait 40 sujets par mois, les titulaires les plus flemmards n'en faisaient qu'un. Il pousse un coup de gueule chez sa direction chiffres à l’appui, soit on l’intègre lui aussi ou c’est le tribunal. La rédaction fait preuve de bonne volonté et l’embauche. 200 jours de travail par an, les congés payés et les récup’ à prendre. " Quand tu es pigiste, tu galères pour trouver où travailler, quand t’es statutaire, tu gères tes vacances :  quand les prendre pour gagner trois jours de plus… ça a changé ma vie d’être intégré. "  Il est correspondant de guerre (en Irak), "Tu te sens tellement vivre. J’ai jamais eu autant d’émotions , quand tu reviens t’es un peu barré. J’ai vu des milliers de morts…"(en Indonésie après le tsunami) Raconte-t-il au sujet de cette expérience.  De retour en France, il fait ce que personne ne veut faire : caméra cachée, reportage en immersion, aller dans les banlieues… "Moi, j’y prenais du plaisir".

" Une autocensure incroyable"

Cependant, le côté « grande gueule » du reporter revient au galop.  Guillaume Fautrat  dénonce "les sujets trop édulcorés de la chaîne".Il accuse les reportages d’être trop loin de la vérité du terrain. Les rédactions font du politiquement correct de peur d’effrayer les téléspectateurs et de déplaire aux politiques. Il explique que le rédac’ chef et les autres "grands chefs" ont leur vision des choses bien qu’ils n’aillent pas sur le terrain et qu’ils n’en démordent pas. "Quand on prépare un reportage sur les cités à France 3 National, le rédacteur demande que l’on ramène des images de jeunes en casquette qui font wesh, wesh" confirme un jeune stagiaire. Lors d’un reportage sur les sans-abris, le journaliste tourne l’histoire d’un SDF du bois de Boulogne qui trouve un appartement en Bretagne grâce à une association. La rédaction de France 2 adhère à 100% d’autant plus que l’épisode des tentes du canal saint Martin bat son plein. Pas de chance, le SDF rappelle Guillaume Fautrat pour lui annoncer que le bailleur qui devait le faire signer a changé d’avis en apprenant qu’il était sans domicile fixe. L’histoire prend une autre tournure qui plaît beaucoup moins à la rédaction. Elle refuse de passer le sujet alors que le vieil homme se reconstruit une cabane sous les arbres. «  On ne peut pas, ça se finit mal et ce n’est pas politiquement correct» aurait argumenté la chaîne.  Ca ne fait aucun doute pour le journaliste de France 2, "Il n’y en a pas un qui dit la vérité sur les politiques, qui les mettent en face à leur responsabilité à part concernant l’extrême-droite". Le problème selon lui c’est qu’il y a toujours un moment où le journaliste s’appuie sur le politique car sans carnet d’adresse de ce type  on ne fait pas carrière. De ce fait, "ils roulent pour les politiques" .

De moins en moins de moyens

Guillaume Fautrat soutient qu’aujourd’hui, il n’est plus possible de partir en reportage trois semaines. dans les mêmes conditions qu'il a connu quelques années auparavant Il raconte l’une des rares semaines de reportage que lui propose un collègue vers la fin de sa carrière à France 2. Une semaine pour faire un reportage sur les enfants soldats ce n’était déjà pas assez pour s’infiltrer dans la communauté. Mais il apprend rapidement, qu’en plus du sujet, il devra en tourner deux autres : une sur les conséquences du Tsunami et une sur la reconstruction. Avec deux jours de transports, il n’en reste que cinq pour tourner. Les enfants soldats seront traités avec des images d’archives. Les  reportages à l'étranger mais aussi en France, sont soumis  à des restrictions économiques, prévalant sur le confort nécessaire pour faire du bon travail  et donc, le contenu des sujet s’en ressent . "C’est génial de pouvoir partir, mais on ramène de la merde" se désole le reporter. Les informations internationales se font à base de dépêches AFP et les images sont celles prises par les téléphones portables des témoins. "C’est ça du journalisme ?" pointe-t-il encore. Guillaume Fautrat  pose aussi la question de la reconnaissance du JRI par ses supérieurs et aussi par les lecteurs/ téléspectateurs. Des "barons de l’infos (les grands reporters de guerre) se pendent"  une fois rentrés en France car "les gens s’en foutent de ce que tu as vu". Il explique que  lorsqu’il écrivait des papiers sur la guerre dans le but de révéler aux Français ce qui se passaient à quelques kilomètres de chez eux, il pensait que ça les ferait réagir. Cependant, de retour en France, la déception a été de se rendre compte que les gens ne s’y intéressaient pas plus que ça. « Je ne peux pas donner ma vie à la télé parce qu’elle ne te rend rien ! ». Le journaliste finit par demander sa mutation à France 3 Poitiers, lassé des engueulades avec sa direction. Ce qui lui permet depuis trois ans de se centrer sur sa famille tout en étant assuré d’un revenu de 3500€ par mois.

Les écoles de journalistes

"Aujourd’hui, les jeunes sont obligés de passer par les écoles de journalisme pour bosser" commente Guillaume Fautrat. Les derniers embauchés à France 2 qu’il ait rencontré venaient de Science Po et de l’ESJ. Mais il a aussi beaucoup de choses à reprocher à ces écoles qui formatent.  Les nouveaux diplômés, "Ils n’ont rien fait qu’ils sont déjà arrivés. Les mecs, on leur bourre tellement le crâne qu’ils pensent déjà qu’ils ont raison sur tout". Selon le reporter, pour vivre une passion il faut souffrir. S’il n’y a aucun effort à faire au début alors ils n’apprendront pas comment on fait bien les choses. "Aujourd’hui, un p’tit jeune va t’expliquer le conflit Israelo-Palestinien alors qu’il y a jamais mis les pieds !". Derrière leur écran, les jeunes journalistes écrivent leurs articles à coup de dépêches des agences et des papiers des autres journaux. Un jour, un stagiaire qui l'accompagne en voiture l'excède. "Soit tu te tais, sois tu descends" s’est-il énervé. "Il était en train de m’expliquer mon métier ! dit-il. Je n’ai fait que le remettre à sa place, un stagiaire est là pour observer pas pour t’expliquer comme tu dois travailler en te récitant son manuel du parfait futur petit rédacteur. Moi, à sa place, quand j’ai débuté je fermais ma grande gueule et j’observais les anciens sans ramener ma fraise, une simple histoire de respect…je n’aurais jamais osé dire à un pro confirmé ce qu’il devait faire, la confiance c’est la base du travail en équipe ".; Toujours selon le journaliste, ils admirent l’ancienne génération de journalistes sans être capable de faire comme eux. "Tu crois qu’un gars d’une grande école, il peut vivre à huit dans un appartement comme moi je l’ai fait ?". "Les écoles ouvrent des portes dans les rédactions mais en ferment au niveau mental". L’autre problème des grandes écoles qu’il pointe, c’est le manque de brassage culturel. Les élèves des grandes écoles sont issus principalement de familles aisées, "quand je leur disais que je vivais en cité, je voyais le mec hyper choqué. Les  bourgeois ont peur des  prolos , c’est historique assure Guillaume Fautrat. Le problème c’est qu’ils racontent des choses sur eux sans jamais aller les rencontrer". Avant, les journalistes venaient d’horizons beaucoup plus diverses ce qui assurait un traitement de l’information beaucoup plus réaliste. Aujourd’hui l’information est beaucoup moins objective et les gens s’en rendent compte. C’est de là que vient la méfiance grandissante des Français envers les médias suppose le journaliste. Et pour terminer, il précise qu’une partie des professeurs des grandes écoles y sont justement parce qu’on ne veut pas d’eux dans les rédactions.

Conseils aux apprentis journalistes

Il n’aimerait pas être à la place des nouveaux journalistes "on ne leur donne pas les moyens de faire bien leur boulot" dit-il. Peut-être est-ce en partie parce que leur génération en a au contraire trop profité. Ceci dit, son principal conseil est de "Ne jamais baisser les bras", conseil bien suivis de ses enfants qui passent devant lui les mains en l’air : "Tu vois p’pa, je baisse pas les bras !". "Restez vous-même. Ce qui compte c’est ce que TU vois et ce que TU penses. Les autres (les rédac’chefs) ce qu’ils disent il ne faut pas y faire attention, juste dodeliner de la tête, surtout si le gars n’était pas sur place""Le culot peut encore fonctionner dit-il optimiste, il faut mettre le pied dans la porte et si ça ne suffit pas passer par la fenêtre !"

Guillaume Fautrat raconte lui-même son histoire sur http://guillaume.fautrat.over-blog.com/ pour se libérer de ce qu’il a vécu comme reporter de guerre et montrer la différence entre le terrain et les informations publiées.

Merci à lui pour m’avoir accordé plus de deux heures d’interview.

Link sur Télérama: :Le club des nouveaux censeurs

mardi 30 mars 2010

MELENCHON INSULTE CLASSE

Le liens sur la suite de l'affaire:
L'avis de M. Mélenchon qui ne prend pas ses responsabilité, à croire qu'il n'y a rien de choquant à balancer des insultes comme il l'a fait: blog de M.Mélenchon
 La chronique de Daniel Schneidermann qui prend du recul: arret sur images
Le billet de David Doucet: blog
L'émission du grand journal du 1er Avril où intervient J.L Mélenchon canalplus
Finalement, il commence à me plaire.

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Ca y est le buzz a commencé depuis hier, les images de Mélenchon insultant un étudiant en journalisme et toute la profession fait tranquillement le tour du web. Le faits ce sont déroulés le 19 mars dernier lors d'une manifestation à laquelle M. Mélenchon participait. Sur Marianne2.


Mélenchon: Les journalistes sont de "petites cervelles"
envoyé par ecoledejournalisme. - L'info internationale vidéo.

Le leader du Parti de gauche, réinvente le lexique des insultes: "refoulé politique de la petite bourgeoisie" (si quelqu'un veut en faire une analyse...), "sale corporation de voyeuristes" (un peu plus classique), "ton métier pourri"(il aurait pu être plus vulgaire), "votre tête est pourrie" (on se répéte un peu là), "vous trouvez digne de parler à un homme comme moi" (une belle insulte au style indirecte), "mais vous me prenez pour qui bonhomme ?" (il pourrait être acteur, non ?), "petite cervelle" (comme c'est mignon !), "un drôle de métier" (bel euphémisme).
L'étudiant en question n'est pas pour rien dans l'énervement de l'homme politique puisqu'il ricane un peu lorsqu'il dit que les gens s'intéressent aux maisons clo/ose. Ca fait genre, "c'est évident que les gens s'intéresse aux maisons closes, pov' con". Ensuite c'est vrai que l'étudiant veut se justifier d'avoir dit que les maisons closes était un bon sujet et du coup l'interview part complétement en vrille. L'apprenti-journaliste au lieu de revenir à la question de départ veut convaincre M. Mélenchon qu'il a raison ou montrer que ce dernier se trompe. Il a peut être été simplement vexé que l'interviewé remette en cause sa future profession.

Ceci dit, bien que je ne sois pas du genre à défendre les étudiants des grandes écoles de journalisme réputés (excusez-moi mais c'est vrai) pour être "j'suis pas n'importe qui", je trouve l'attitude de M. Mélenchon inacceptable. Comment peut-on insulter une profession entière, être vulgaire, juger la personne en face de soi sans la connaître... de A à Z, M. Mélenchon n'a pas su garder son sang froid et révèle une opinion qui ME fait froid dans le dos. Le journalisme est "un métier pourri" et la situation semble désespérée puisque nous préparons" un drôle de métier". 

Sur le Net

Ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'une majorité d'internautes le soutiennent ,une majorité d'internautes ont l'air de penser: Journalistes, tous pourris, après tout, c'est bien fait pour eux s'ils se prennent ça dans la figure.
Sur twitter: 
  • renaudrevel RT @Politic_com: JL Mélenchon traite un jeune journaliste de "petite cervelle". Au vu des échanges retranscrits, a-t-il vraiment tort ?
  • phaz3 Les journalistes sont les putes du gouvernement Sarkozy #melenchon
  • mixbeat Mélenchon traite un étudiant en journalisme de "petite cervelle". Viens ici que je t'embrasse Mélu
et quelques commentaires sur marianne2: 
35.Posté par Michael Specht le 30/03/2010 15:43

Je me demande qui est le professeur référent de cet étudiant. Mélenchon a d'une certaine façon raison, voici longtemps qu'on n'a plus entendu de questions de fond de la part d'un journaliste.
34.Posté par jeppy le 30/03/2010 15:41

Cette vidéo est trés savouresuse.
Quand je lis un commentaire exprimant que les journalistes sont les seuls à apporter des informations objectives, je rigole doucement. Les mots "manipulation" , "désinformation", çà ne dit rien à personne ?
Et cela fait des lustres que j'entends ce surnom à propos des journalistes : "fouille-m...e"
Il y a sûrement une raison, non ?
Quant à JLM, heureusement, il y a Internet pour qu'il puisse s'exprimer, s'il ne le peut dans les journaux. D'ailleurs, ce buzz en est l'expression involontaire. ;)
47.Posté par feelgood le 30/03/2010 16:30

J'ai vu Mélenchon sur I-Télé dimanche et il faut avouer que son discours, ses idées, ses affirmations sont très éloignés des verbiages de certains( Xavier Bertrand officiait presque au même moment sur la CInq) et bien plus déterminés, précises et ciblés sur les problèmes actuels.
Ce qui explique sa hargne sur les médias qui, par leur futilité pro-pouvoir pour remplir les cerveaux disponibles, freinent l'avancée de la prise de conscience de la population du tourbillon qui va plonger le pays dans une merde noire.
Mélenchon a raison... Pas de temps à perdre, ça urge...
3.Posté par franck2012 le 30/03/2010 14:18

....Mais tout le monde vous méprise...pas seulement mélenchon.
Quand le petit salaud de FR2 le plante pendant la seconde soirée des régionales....tout le monde a envie de lui casser la gueule.
Perso un mec dit qu'il est journaliste dans un bar que je fréquente, il a toutes les chances de finir mal sa soirée...même les flics sont mieux percu que vous..petit flic de la pensée va !
C'est la simple vérité Charles Benedicte .... le jour des émeutes pas une caméra, pas un micro ne sera toléré .
On en trouve quelques autres contre le comportement de Mélenchon:
18.Posté par Tinz le 30/03/2010 14:48

Mais y a personne qui trouve que sa réaction est à gerber, bordel ? Zemmour balance des gros préjugés sur les noirs et les arabes et il se fait allumer, Mélenchon balance des gros préjugés sur les journalistes et on l'encense ??? Mais enfin c'est ahurissant ! Comment on peut à ce point mépriser toute une classe de personnes ? Sarkozy dit "casse-toi pauv'con" et on trouve anormal une telle réaction, Melénchon dit "petite cervelle" et on trouve ça normal ?
L'apprenti journaliste joue au débile (à moins qu'il ne le soit vraiment ?) mais quand même... La vérité c'est que les journalistes sont le seul moyen d'avoir des informations objectives. Une majorité reste la source de torchons, mais putain les politiques ont quand même une grosse part de responsabilité là-dedans ! Ce sont eux qui entretiennent le désintérêt de la population pour des "vrais" sujets, c'est facile de rejeter la responsabilité sur les journalistes mais si les politiques faisaient leurs taf on n'en serait peut-être pas là.
Mon commentaire

Oui, le journalisme fait du voyeurisme pour vendre... car les lecteurs achètent plus les journaux avec ce genre d'article et non les journaux ne vendent pas autant de numéro lorsqu'ils écrivent des articles "sérieux". ça me désole mais c'est la triste réalité de la nature humaine. Une partie des journalistes ne demanderaient pas mieux que de pouvoir écrire sur des sujets vraiment intéressant et d'être payé correctement pour. Une partie des rédactions aimeraient avoir assez d'argent pour financer des voyages de trois semaines pour traiter des sujets internationaux de façon objective... Mais l'argent, ils ne l'ont pas. Alors ils font quoi, ils font des articles "sérieux" et deux ans après ils ferment les portes ? ou ils essayent d'écrire ce que le lecteur veut lire ? Je serais curieuse de savoir combien de personne ayant écrit des commentaire sur ce sujet achètent les journaux ? 

Ensuite les politiques sont loin d'être hors de causes. Une grande partie du contenu des journaux se fait en fonction des actions politiques car le lecteur veut savoir ce que font ses politiques. Mais ces derniers ne font pas toujours des choses intéressantes...Les politiques disent des conneries et les journalistes les répétent car c'est leur mission d'informer. Pas de dire au lecteur ce qu'il doit penser ! le journaliste donne des faits pas des analyses. Forcément il est le reflet d'un monde qui va mal, mais ce n'est pas de sa faute si le monde va mal. Les journaux vont mal car ils sont dirigés par de grands industriels qui ne cherchent qu'à faire du fric. Et les journalistes sont victimes de ce fait au même titre que tous les citoyens.
Alors quand M. Mélenchon aura résolu tous ces problèmes là, il pourra dire que le journalisme est un métier pourri.

Ensuite, le journalisme c'est comme la médecine dans le sens où les médecins sont indispensables. Les docteurs, se plantent, tuent des gens, sont des gros connards pour certains qui opèrent pour refaire en 15 min des seins ou un nez afin de toucher un maximum de cash. Pourtant ils sont indispensables. Sans eux, on mourrait certainement beaucoup plus jeunes sans avoir réussi à soigner ses hémoroïdes. Les journalistes aussi sont indispensables. Sans eux, comment les informations circuleraiten ? Attention, je parle d'informations sérieuses, objectives et vérifiées. Bien sûr, il y a des journalistes qui écrivent n'importe quoi, ou sur les maisons-closes...et qui se font payer pour encenser un politique. Mais il n'empêche qu'on a besoin de personnes qui n'écrivent pas seulement leurs opinions mais les faits tels qui se sont déroulés et qui le fassent de façon organisées (on sait où trouver l'info: dans les journaux, à la télé et en bonus sur les blogs pour avoir des opinions à l'exeption des blogs de journaliste et encore...). Imaginons un monde sans journaliste, qui accepterait d'écrire sérieusement des articles, donc de prendre le temps de vérifier toutes les infos etc... sans se faire payer ? Si vous êtes payés pour ça alors vous êtes journaliste...

Pour finir, une petite pétition à signer si vous êtes de mon avis, ou au moins en partie: signer
 On peut reprocher plein de choses aux journalistes, mais y a-t-il besoin d'être vulgaire, agressif, insultant, généralisant et de sous entendre que le journaliste-étudiant en question n'est pas digne de l'interroger... Alors même que ce dernier parle calmement.
extrait:
"c'est votre problème à vous le refoulé politique de la petite bourgeoisie"
"vous et votre sale corporation de voyeuristes"
"moi je te parle des médias et de ton métier pourri"
"c'est vous qui êtes agressif vous vous en rendez même pas compte tellement votre tête est pourrie"
"vous trouvez digne de parler à un homme comme moi"
"mais vous me prenez pour qui bonhomme ?"
"petite cervelle"
"vous êtes tous les mêmes et vous êtes en train de préparer un drôle de métier"

Je propose que toute la profession exige de cet homme des excuses publiques ainsi qu'à l'étudiant.
Ensuite chacun est libre de penser ce qu'il veut de la situation du journalisme, la pétition regarde uniquement le comprtement de M. Mélenchon avec un étudiant en train d'apprendre son métier et remettant en cause toute la profession.

PS: Si c'est la première fois que vous passez par ici, jetez un oeil sur les autres articles et vous verrez que je ne suis pas du genre à dire tout va bien dans le meilleur des monde chez les journalistes.

dimanche 28 mars 2010

BLOGUEUSE DU JOUR SUR PAPERBLOG (depuis trois jours...)

J'ai reçu un mail m'annonçant que j'étais blogueuse du jour sur paperblog. Pourquoi et comment, ça je ne peux pas vous dire, mais en effet on voit ma tronche bouille sur la page d'accueil. Et ceci sans aucun lien pour mener les internautes sur mon blog, cherchez l'erreur; Je suis en train d'essayer d'y remédier. Et pour valider l'inscription de mon blog (ben oui son adresse n'était pas encore enregistrée ou du moins validée...)  je dois écrire:
Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo tittye
Voilà c'est fait alors j'espère voir l'adresse de mon blog apparaître à côté de ma photo de blogueuse du jour ! En plus vous pouvez voter pour moi ! ...non je ne sais pas non plus à quoi ça sert... En référencement de blog j'ai des lacunes, tous les conseils sont les bienvenus :-)

Edit: et non, ça a échoué, alors je vais mettre ce bouton qui sait...

    Paperblog
   

oui je sais bien qu'ils veulent juste avoir un maximum de liens bien qu'ils disent que c'est pour notre sécurité...

Edit: Bon ça y est j'ai mis l'adresse dans la description du blog,  il faut donc faire un copier-coller dans la barre d'adresse... no comment

samedi 27 mars 2010

LE JOURNALISTE DE TELE-MATIN NATHANAEL DE RINCQUESEN DIT N'IMPORTE QUOI

J'ai trouvé un article très intéressant sur l'incompétence et/ou la fainéantise d'un certain journaliste. L'auteur démontre comment Nathanael de Rincquesen se fiche du monde et ne lit pas libération...

Exemple à ne pas suivre...

Le MeuPorGue, ou le mépris journalistique dans toute sa splendeur..

Divers - 27 Mars 2010 @ 00h14 - sur http://www.gameblog.fr/blogs/batteman/
Comment qualifier l'incompétence du "journaliste", "chroniqueur" ?, qui fait la revue de presse de "Télé matin" sur France 2, l'émission présentée depuis des lustres (pour rappel, une lustre dure cinq ans, le temps qui s'écoulait entre deux recensements à la Rome Antique, car c'est aussi ça la BatteCave, apprendre des choses sans s'en rendre compte) par un Leymergie débonnaire... Bon, après 25 ans, la routine a du s'installer chez William (le monsieur qui chantait la chanson du dessin animé de Pacman, c'est dire s'il s'y connait en jeu vidéo le gars) mais que dire de celui qui présente la revue de presse de TéléMatin, le désormais célèbre Nathanaël de Rincquesen, tout du moins célèbre dans le microcosme des gamers avertis et des fans du 13h00 de France 2 puisqu'il a été (est encore ?) "joker" d'Elise Lucet.

Même pas la quarantaine, il pourrait être vous ou moi, peut-être même joueur à ses temps perdus, mais ce n'est pas le cas... ou alors il cache bien son jeu (ahah). Bref, Monsieur de Rincquesen fait une revue de presse qui vire en revue de l'à peu près digne des meilleurs passages de Kad&Olivier. S'appuyant sur un article paru dans le journal Libération (et publié depuis sur le site Ecrans.fr, site que je vous conseille au passage) qui parlait d'une conférence-débat qui s'est tenue dernièrement à la Sorbonne et dont le thème était, attention ça fait peur, « Dépendance aux écrans. Et si on en parlait en famille ? »... Ah ben non, c'est pas si violent que ça en fait... Et voilà le problème, c'est que le journaliste de France 2 n'a même pas pris le temps de lire l'article. En effet, le contenu de cet article n'est en rien alarmiste, précisant bien qu'il faut parler ici de dépendance et non pas d'addiction, ce qui est quand même une différence majeure...

L'animateur appuie fortement sur le côté addictif... et poursuit avec des chiffres, des gros chiffres : "les spécialistes parlent de conduites addictives qui concerneraient 600 à 800.000 personnes chaque année en France". Mais voilà, l'article disait en fait : "selon un rapport sur la cyberdépendance, rédigé en 2008 par deux députés UMP, entre 600 000 et 800 000 personnes (adultes ou jeunes) seraient victimes d'une « conduite addictive ». Fiable ? Préoccupant ?". Voilà donc nos deux députés UMP propulsés spécialistes... mais de quoi ? De plus, les chiffres sont contestables et sont même mis en doute dans l'article, ça commence fort.

Continuons un peu la dissection de cette petite minute de grand n'importe quoi .
suite... (sur le site de l 'auteur)

mercredi 17 mars 2010

LA JEUNE GENERATION ANALYSE LE JOURNALISME

Sur la plateforme Média2, une discussion avec quatre jeunes journaliste et apprentis journalistes de moins de 25 ans:

[Aller voir le site]
 

"JE N'AI PAS LE TEMPS D'ETRE JOURNALISTE" C'est le temps qui court...

Tout est de la faute au temps qui court... Pouceeeeee !
Je VEUX être journaliste ! mais ça ne suffit pas. Depuis presque cinq ans, je construis mon parcours dans le but de devenir journaliste. J'ai fait des erreurs de parcours (voir une orientation de premiere importance) mais dans l'ensemble ce dernier (voir CV) m'a apporté une quantité de connaissances et d'expériences qui me permettent aujourd'hui de me sentir prête à travailler.  Vous savez cette action par laquelle à la fin du mois vous recevez un salaire. Attention pas une compensation ou moins que le smic, non un vrai salaire. Que ce soit des piges payées au tarif conseillé par les syndicats ? ou un Contrat à Temps Indeterminé comme rédactrice, même un CDD me comblerait ! Je ne dis pas non aux stages, au contraire, j'ai encore tant de choses à apprendre. Je faisais simplement part du fait que je me sens prête à travailler. Donnez-moi un stage et je sourirais de toutes mes dents (Donnez m'en dix à la suite et je commencerais à faire un peu la gueule...) :-) Mais ça ne suffit pas de se sentir prête et personne ne me donnera jamais un stage.
Pour devenir journaliste, il faut chercher: chercher un emploi, démarcher les rédactions pour un stage, écrire des lettres et des lettres (et des mails) de motivations, chercher des sujets de piges, les proposer aux parutions et le cas échéant les réaliser, réviser et passer les concours des écoles de journalisme... Un travail à plein-temps ;-) Malgré mes motivations les plus profondes pour ce métier, je n'ai actuellement pas le TEMPS de travailler à plein-temps, ni à mi-temps d'ailleurs sur ma carrière de journaliste. Mes ambitions sont engluées dans la peur d'une vie précaire et la peur de l'échec.



Il y a une dizaine d'années j'étais rédactrice en chef et journaliste unique du journal "L'Aurora". Les articles étaient datés de 2564 AP DT (après la destruction de la Terre), les protagonistes étaient le monstre du Loch Ness emmené dans une valise sur Vénus, des patrons inter-galactiques véreux, des victimes de virus extraterrestre... Je m'amusais et ne savais pas encore qu'un jour je voudrais être journaliste. Et puis le temps est passé, il a piqué un sprint comme le dit la chanson... A 18 ans je voulais être indépendante ! Je ne parle pas de l'envi d'avoir des parents qui me foutent la paix mais celle être indépendante financièrement, de pouvoir vivre par moi-même. Aux dernières nouvelles, ce n'est toujours pas le cas. Je voulais donc être indépendante et journaliste, c'est autrement plus compliqué comme objectif que de griffonner trois phrases sur Nessy.

L'argent c'est du temps

L'argent a toute sa place à jouer dans le temps que l'on peut consacrer à devenir journaliste. Si vous avez assez d'argent, vous pouvez ne pas travailler l'année scolaire et réviser les concours des grandes écoles ; si vous avez assez d'argent vous pouvez même prendre une année dédiée uniquement aux révisions des concours et à la recherche de stages ; si vous avez assez d''argent vous pouvez vous lancez dans le métier sans craindre de devoir retourner vivre chez vos parents...
Si vous n'avez pas assez d'argent, vous pouvez aussi consacrer tout votre temps à devenir journaliste mais dans des conditions de vie difficiles. De plus, vous saurez que si vous échouez, la perte sera lourde, les maigres économies envolées et il faudra faire face au futur sans un rond... (comment on vit sans un rond , ah oui, c'est vrai, on ne vit plus, on survit...)
Il y a aussi ceux qui y arrivent sans privilège pécuniaire et en bossant, en étudiant et en révisant les concours, faisant des stages ou en écrivant des piges. CE N'EST PAS LA MAJORITE. Ceux là bossent dix fois plus que les catégories précédentes, et je n'ai qu'une chose à dire: chapeaux ! et, j'attends vos témoignages ! (sérieusement).

La peur du risque

Je fais à moitié partie de la 3e catégorie: j'ai étudié, bossé et révisé les concours tout en même temps sauf que je n'ai pas atteint mon objectif. les portes des écoles sont restées fermées.
Le plan B, c'est d'avancer en préparant un autre diplôme professionelle (master pro) tout en continuant à développer mes capacités journalistiques et saisir les opportunités. Je n'ai pas retenté une deuxième années les concours pour deux raisons: je voulais prendre un bol d'air hors de la France (actuellement en erasmus en Italie)  et j'avais peur de ne pas réussir non plus à la deuxième tentative. Vu que le prix des différents concours plus les déplacements voire nuits d'hôtels équivaut à une petite fortune et que souvent le candidat n'a que deux tentatives pour être accepté au sein de l'école, j'ai préféré attendre d'être plus sûre de moi, plus expérimentée.
Je n'ai pas tout planté pour devenir journaliste correspondant-pigiste-autoentrepreneur par peur de me retrouver dans une situation ingérable financièrement. Le bon deal m'a donc semblé de partir en Italie, d'apprendre l'italien, suivre des cours de communication et de journalisme, et aussi un peu de renforcement en anglais. Mais aussi de rédiger mon mémoire de master1 sur un thème en lien avec le master2 pro que je vise pour mon retour en France. Stratégiquement, étant en sociologie, pour être accepté en master2, , "conception et direction de projets culturels" à la Sorbonne, il vaut mieux être blindé niveau dossier.
Le résultat est que je bosse mes cours (la quantité de travail demandé est colossal pour un universitaire français, rien à voir avec l'hexagone !) , je bosse le mémoire, je dois avoir 14 de moyenne minimum pour entrer dans ce master et en attendant j'ai écrit UNE pige en octobre, le lendemain de mon arrivée à Rome.  Depuis pas eu le temps, parce que si je veux écrire des piges, il faut que j'en cherche, que j'en propose et que je les écrive et que deviendra alors mon mémoire et cette moyenne qui doivent m'assurer un avenir plus sûr ? Au cas où le journalisme serait trop casse-gueule. Le plan B est devenu prioritaire, la peur de l"échec et du risque ont pris le dessus.Ceci dit, il y a ce blog qui me permet de m'accrocher à ma passion :-)
Je voudrais des journées de 48h, moitié plan A, moitié plan B, avec des années scolaires doublées, histoire d'avoir le temps d'atteindre tous mes objectifs tranquillement. Pour ceux qui connaissent Harry Potter, Hermione avait un gadget dans un des tomes qui lui permettait de retourner dans le passé pour suivre  plusieurs cours qui avaient lieu à la même heure le même jour. Si jamais vous savez où je peux en trouver un, comme ça une fois mes piges écrites, un petit coup d'aiguille en arrière et je pourrais finir d'écrire l'intro de mon mémoire avant que la journée ne s'achève...

Quelques solutions

Il y a des solutions. OUI, vous ne pensiez quand même pas que j'allais en rester là, à me lamenter sur mon sort :-)
1/ Les classes prépas proposées aux boursiers qui en principes règlent aussi les frais de participation aux concours
2/ L'apprentissage en alternance, on est payé et on apprend en même temps. L'accès semble plus ouverts que pour les filiéres générales  Il y a néammoins des concours et entretiens à passer.
3/ Travailler grâce à mon master de conception de projet culturel puis toucher les assedics et en profiter pour écrire des piges :-)

 Bon ces trois possibilités ne règlent pas tous les problèmes d'accès et de temps pour accéder au métier de journalisme. Ils sont néanmoins une piste. Selon moi, le plus important reste la motivation. Si vous l'avez, alors vous persévérerez, comme moi :-)

Voilà j'ai écrits 7881 signes soit 5,254 feuillets allez disons 5 soit environ 400 euros au tarif de 80€ le feuillet. Tarifs généralement réclamé par les syndicats du journalisme (SNJ). Bon, on est d'accord ce n'est pas un article de presse mais c'est juste pour vous donner une idée :-)

lundi 15 mars 2010

PRIX DE JOURNALISME

Voici une liste de différents concours en rapport avec le journalisme. Elle sera mise à jour régulièrement. n'hésitez pas à partager les concours que vous connaissez via les commentaires ! (la date indiquée est la date limite de dépôt des "dossiers")
Je ne saurais que vivement recommander la lecture systématique et compléte du réglement ! 


- 19 avril 2010 Les bleus de l'info. Organisé par l'école de journalisme de Nice, le rectorat de Nice et le Journal Nice-matin, ce concours récompensera des micro-enquêtes réalisés par des lycéens. Le but de l'opération selon les organisateurs est de déceler les talents de demain. Prix: La formation sur trois ans de journaliste de l'école de Nice gratuit ou partiellement gratuit pour les trois premiers vainqueurs du concours. Les autres recevront un abonnement à Nice-matin ou var-matin et divers cadeaux. http://www.ecoledujournalisme.com/ Rappelons que l'école de Nice n'est pas une des écoles reconnue par la profession...

- 15 mai 2010 Trophée du voyage humanitaire routard.com, Dans le cadre Trophées du tourisme responsable, organisés par voyages-sncf.com, la catégorie "Trophée du voyage humanitaire" récompense un projet de voyage utile et responsable. Il doit manifester une réelle ambition d’aide aux populations défavorisées. Prix: 2 billets d'avions pour la destination du projet + si les vainqueurs en ont la nécessité (cf règlement du concours), une bourse de maximum 3500 euros. Vous devrez par ailleurs vous conformer à l'Art. 9 du règlement (3 articles à faire parvenir aux organisateurs, des visites obligatoires...) http://www.routard.com/trophees  
 
-9 avril 2010 “Pris Louise Weiss du journalisme européen". Récompense le meilleur article sur l'europe publié en 2009. Prix: 3000 euros. Association des journalistes européens 


- 31 mai 2010  Voyage avec Libération, Le journal récompense l'auteur d'un reportage de 4 feuillets, 10 photos ou 10 dessins sur le voyage. Prix: publication dans libération et bourses (6000 euros l500€ pour les premiers prix,500 pour les seconds). http://voyages.liberation.fr

-30 Septembre 2010 “New Cosmetic Surgery” Journalism Prize. Récompense le meilleur article sur ce sujet publié entre le 1er mars et le 30 septembre 2010. Prix: 3000 euros. http://surgery.ddrheinrich.com/ ( Mais la chirurgie esthétique souffre-t-elle à ce point d'une mauvaise réputation qu'il faille encourager les journalistes de la sorte...)
- Septembre 2010 , Les report-terre. Emission de France 5, les report-terre suit plusieurs binômes sélectionnés par casting dans leurs recherches au scoop environnemental. parcourant l'Europe, ils alimentent le magazine de mini-reportages sur des problèmes environnementaux. http://www.france5.fr/report-terre  

- Septembre 2010, Les espoirs François Chalais du jeune reporter.Réaliser un reportage pour l’une des catégories suivantes : Télévision, Presse écrite, Radio, Photo, Web. Le thème du reportage est libre. Prix: l'année dernière, 1500 € et un stage rémunéré de 3 mois au sein de l’une des rédactions partenaires. Prix-Francois-Chalais

-février 2011 Planète reporter, Le Monde et Youtube s'associe pour la seconde fois pour récompenser un reportage video de trois minutes sur les principaux enjeux des élections régionales: transports, éducation, économie. Prix: pour les dix finalistes, un déjeuner dans les locaux du Monde. Le vainqueur, L’affichage de son nom et le lien vers sa Vidéo depuis la page d’accueil du site
Internet LeMonde.fr entre le 15 mars 2010 et le 21 mars 2010 ; Un lecteur DVD portable Scott DPX 768 PW ; Un casque audio Denon AH-D1001. planetereporter

février 2011 FYE for your earth, Le groupe Kappa recherche un "reporter" pour réaliser un docu sur "l'éco-fabrication" de sa ligne de chaussure FYE au Vietnam. Pour participer il suffit d'envoyer un video de présentation de moins d'1 minute, une photo ou un dessin sur l'environnement (paysages...), la chaussure FYE de vos rêves ou encore un slogan pour cette marque... Prix: 1 paire de chaussures FYE d’une valeur de 45 euros pour les 10 participants qui auront, à l’issue du jeu,  réunis le plus grand nombre de votes..Les 3 participants qui arriveront en tète seront conviés à la soirée de lancement de la chaussure FYE, le jeudi 28 janvier 2010 à Paris.Le grand vainqueur du jeu concours sera alors révélé (le contrat n'explique pas comment il sera choisi) Enfin, un voyage au Vietnam, estimé à 2 000 euros ( le billet d’avion Paris-Hanoi, une visite de l’usine de production des chaussures FYE à Hanoi, et un séjour en tourisme responsable dans la région de Sapa et la baie  d’Along) sera attribué au Vainqueur.http://concours.foryourearth.com/

- février 2011 bourses Scam. La scam offre des bourse à des journalistes pigistes.Matériel à fournir: deux pages contenant un synopsis et une note d'intention. "Prix": 3 bourses de 2000 à 4000 euros pour réaliser votre article/ projet. www.scam.fr
 
- mars 2011 Grand prix photo reportage étudiant. Paris-Match récompense des séries de clichés dans plusieurs catégories. Prix:
1er Prix : le Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant. Le gagnant de ce prix verra son Photoreportage publié dans Paris Match et recevra la somme de 7 500 €. Son école recevra la somme de 5000 e pour soutenir un projet pédagogique.
2ème Prix : le Prix Puressentiel - Mention Spéciale “Nature et Environnement”, le gagnant reçoit 3 500 € Ce prix est soutenu par Puressentiel et récompensera un sujet traitant de la nature, d’un enjeu environnemental voire de l’avenir de la planète.
3ème Prix : le Prix du Public reçoit 2 000 € et récompense le sujet ayant reçu le plus de votes du public à la suite d’un vote sur internet.
4ème Prix : le Prix « Images du week-end » avec le Journal du Dimanche récompensera un photoreportage mettant en avant une tranche de vie d’un week-end. Ce photoreportage devra mentionner la date ou l’année à laquelle il a été réalisé).
De plus, le « Journal du Dimanche » offrira à chaque lauréat un appareil photo (Canon - EOS 500D) et un caméscope (Sony - DCRSR37) pour une valeur commerciale totale de 4 430 €. Ces dotations ne pourront faire l’objet d’aucune contestation et ne pourront en aucun cas donner lieu à la remise de leur contrevaleur en argent ni à leurs échanges ou remplacements par une autre dotation de quelque valeur que ce soit. Le versement des dotations financières aura lieu au mois de juillet 2010, par chèque.

- mars 2011 Prix AJIS 2011. Il récompense une enquête écrite ou audiovisuelle ou multimédia qui doit traiter un sujet concernant au choix : le travail et l’emploi, la protection sociale, la formation professionnelle, le management, la lutte contre l’exclusion.Le candidat ne doit pas avoir de carte de presse.Prix: 3000 euros + mention spéciale Afpa 2000 euros.http://www.ajis.asso.fr

- mars 2011 Festival Allant Vert. Un court-métrage de cinq minutes maximum doit être réalisé pour participer au concours. Le thème est celui des transports et le style est libre (deux catégories; reportage ou fiction). Prix;: apparemment un vélo électrique. Rem: ce concours (nommé festival...) manque de renseignements. La limite d'envoi des vidéos serait le 31 mars bien qu'indiqué 25 mars sur le site (src: communiqué adressé à au site Catégorynet). Un vote du public aura lieu en avril.  Contact: mail Site: http://www.festival-allantvert.com



Concours ouverts aux journalistes français: http://www.journalisme.com//
Concours anglophones: http://www.journalism.co.uk/30/
le wiki des "awards": Category:Journalism_awards

jeudi 11 mars 2010

FESTIVALS DE JOURNALISME

Voici une liste non exhaustive des festivals de journalisme d'un peu partout dans le monde. Cette liste s'allongera au gré de mes trouvailles (venez donc y jeter un coup d'oeil de temps en temps). N'hésitez pas à me communiquer un événement dont vous avez connaissance ! 
  • Mars 2011: FIGRA (festival international du grand reportage d'actualité et du documentaire de société) Le Touquet Paris-Plage
    Lieu: Palais de l'Europe, Place de l'Hermitage 62520 Le Touquet Paris-Plage.
    Contact 03 21 06 72 00
    Prix: 15 euros pour 5 jours de programmation
    Site: http://figra.toofik.com/ 

  •  Avril 2011: International journalism festival.
    Lieu: Perousse/ Perugia, Italie. Les conférences ont lieu dans différents bâtiments de la ville(près les uns des autres)
    Contact:info@journalismfestival.com fixe +390755055807 mob +393351444495
    Prix: entrée libre (premier arrivé, premier servi en ce qui concerne les sièges)
    Site: http://www.ijf10.org/en/ 

  • Novembre 2011 (une dizaine de jours): Le SCOOP festival international du journalisme.
    Lieu: Lille (différent bâtiments)
    Contact: info@festivalscoop.com
    Prix:  ?
    Site: http://www.festivalscoop.com/ 

  • Août-septembre 2011: Visa pour l'image/ international festival of photojournalism
    Lieu: Perpignan (plusieurs bâtiments voir)
    Contact: +33468623800 contact@visapourlimage.com
    Prix: entrée libre
    Site: http://www.visapourlimage.com/index.do

mardi 2 mars 2010

CONFERENCES SUR LE JOURNALISME

A la suite des listes de concours et festivals, voici celle des différentes conférences à venir sur le thème du journalisme. Rien de tel pour vous faire un peu de culture et pourquoi pas proposer vos idées.

Nécessite une mise à jour rapido...




CONFERENCE SUR L'AVENIR DU JOURNALISME A BORDEAUX

Aura lieu une conférence sur l'avenir du journalisme le mardi 9 mars 2010 de 18h à 20h, Amphi plateau de l'IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine), 1 rue Jacques Ellul à Bordeaux.

La presse écrite est-elle forcément menacée par les technologies numériques ?
Aujourd’hui montrée du doigt, la gratuité d’ accès à l’information sur internet ébranle le modèle économique traditionnel de la presse. Mais le défi des acteurs du secteur n’est pas seulement de trouver un modèle économique pérenne sur internet. Il faut aussi reconquérir un lectorat dont le mode de consommation de l’information s’est considérablement morcelé : info « à la carte » sur internet ou sur téléphone mobile et avènement du e-paper interactif.
Dans ce contexte, innover n'est plus une nécessité mais un devoir pour les acteurs du secteur.
Comment les entreprises anticipent-elles leurs mutations technologique, économique, managériale et éditoriale ? S'en donnent-elles les moyens ? Quel est l’impact du numérique sur l'information, les pratiques et les profils des producteurs de l’information ?

Les invités :

Yann Chapellon, directeur du développement du groupe Sud-Ouest
Eric Scherer, Directeur stratégie et relations extérieures, AFP Mediawatch
Xavier Ternisien, journaliste au service Entreprises du journal Le Monde

Suivez le débat en direct sur : http://live.artnco.fr/ et sur Twitter : #ChaireNu

Plus d'informations ici

dimanche 21 février 2010

HEUREUSEMENT QU'IL Y A CARLA BRRRUNI... (suite)

La chanson de Simone Cristicchi fait écho à celle ci-dessous, un hymne pour la campagne deu PDL de silvio Berlusconni


Presque aussi bien que "tous ceux qui veulent changer le monde" de l'UMP, il manque juste un coucou de S. Berlusconi. 

HEUREUSEMENT QU'IL Y A CARLA BRRRUNI...

Simone Cristicchi a chanté hier "Meno male" au festival de Sanremo (Italie). Un texte rock dénonçant l'habitude des médias de parler un peu trop "people" au lieu de s'intéresser aux problèmes de la société. Si la chanson s'adresse au système italien, rien ne nous empêche nous aussi de méditer un peu là-dessus. Pour mémoire:

Bon évidemment c'est un peu extrême comme exemple puisque la photo a été publiée dans Paris-Match. Mais tout de même, il faut rester vigilant.

Ici, la vidéo du PDL Meno male che c'è Silvio

Voici la chanson (que j'aime beaucoup aussi pour le rythme)



la traduction italienne à lire en écoutant:
Testo Simone Cristicchi ”Meno male” Sanremo 2010

In questa sezione sarà presente il testo Simone Cristicchi ”Meno male” del festival di Sanremo 2010. Di seguito il testo di Simone Cristicchi ”Meno male”
La gente non ha voglia di pensare cose negative
La gente vuol godersi in pace le vacanze estive
Ci siamo rotti il pacco di sentire che va tutto male
Della valanga di brutte notizie al telegiornale
C’è – l’Italia paese di Santi
Pochi idraulici e troppe badanti
C’è – l’Italia paese della Libertè
Egalitè e del Gioca Giuè!
C’è – l’Italia s’è desta ma
Dipende dai punti di vista
C’è la crisi mondiale che avanza
E i terremoti ancora in vacanza 

Simone Cristicchi
Ma meno male che c’è Carla Bruni
Siamo fatti così – Sarkonò Sarkosì
Che bella Carla Bruni
Se si parla di te il problema non c’è
Io rido… io rido…
Ambarabaciccicoccò soldi e coca sul comò!
C’è l’Italia dei video ricatti
C’è la nonna coi seni rifatti
E vissero tutti felici e contenti
Ma disinformati sui fatti
Osama è ancora latitante
L’ho visto ieri al ristorante!
Lo so che voi non mi credete
Se sbaglio mi corigete

Ma meno male che c’è Carla Bruni
Siamo fatti così – Sarkonò Sarkosì
Che bella Carla Bruni
Se si parla di te il problema non c’è
Io rido… io rido…
La verità è come il vetro
Che è trasparente se non è appannato
Per nascondere quello che c’è dietro
Basta aprire bocca e dargli fiato!
…Carla Bruni… Carla Bruni…
Ma meno male che c’è Carla Bruni
Siamo fatti così – Sarkonò Sarkosì
Che bella Carla Bruni
Se si parla di te il problema non c’è
Io me la prendo con qualcuno
Tu te la prendi con qualcuno
Lui se la prendi con qualcuno
E sbatte la testa contro il muro
Io me la prendo con qualcuno
Tu te la prendi con qualcuno
Lui se la prendi con qualcuno
Noi ce la prendiamo…


et celle en Français qui vient de Salamone, un lecteur du Post.fr/ et sur laquelle j'ai modifié quelques mots pour garder le sens le plus exacte possible de texte, quitte à ce que ce soit moins "musical"

"Heureusement" (Meno Male)


Les gens n’ont pas envie de penser à des choses choses négatives
Les gens veulent vivre en paix des vacances d’été
Nous sommes mal en point d’entendre dire que tout va mal
De l’avalanche d’informations affreuse dans le journal télé
Il y a L’Italie pays des Saints
Peu de plombiers mais beaucoup d’aides est-ce bien
Il y a L’Italie pays de la Liberté
Egalité à "jacques à dit" !
Il y a L’Italie qui s’éveille mais là
Cela dépend des points de vue parfois
Il y a la crise mondiale qui avance
et les tremblements de terre encore en vacances (à haïti !)

Mais heureusement qu’il y a Carla Bruni
Nous sommes ainsi Sarkono Sarkosi
Qu’elle est belle Carla Bruni
Et si on parle de toi il n' y a plus de problèmes
Je ris je ris
Ambarabà Cicci Cocco liasses et coke sur l’armoire

Il y a L’Italie des vidéos chanteurs
Il y a la grand-mère les seins refaits
Et viveront tous heureux et contents
Mais mal informés sur les faits
Osama est toujours absent
Je l’ai vu hier au restaurant
Je sais que vous ne me croyez pas
Et si je me trompe corrigez moi

Heureusement qu’il y a Carla Bruni
Nous sommes ainsi Sarkono-Sarkosi
Qu’elle est belle Carla Bruni
Et si on parle de toi il n'y a plus de problème
je ris je ris

La vérité c’est comme le verre
Qui est transparent s’il n’est pas assombri
Et pour cacher ce qu’il y a derrière
Il suffit d'ouvrir la bouche le souffle lui rend la vie!
Carla Bruni… Carla Bruni
Heureusement qu’il y a Carla Bruni
Nous sommes ainsi Sarkono-Sarkosi
Qu’elle est belle Carla Bruni
Et si on parle de toi il n'y a plus de problème
Je m’en prends à quelqu’un
Toi tu t’en prends à quelqu’un
Lui il s’en prend à quelqu’un
On se frappe la tête contre le mur
Je m’en prends à quelqu’un
Toi tu t’en prends à quelqu’un
Lui il s’en prend à quelqu’un
Nous-nous la prenons... (sous entendu dans le cul, nel culo)

En gros, on se fait avoir par les images de la belle au lieu e prendre conscience que le plus important est ailleurs.

Pour terminer le lien vers un site italien sur le chanteur http://www.cristicchiblog.net/

vendredi 19 février 2010

LE REPORTAGE D'INVESTIGATION EXISTE ENCORE...

Pour preuve ce reportage de Linda Bendali sur les appareils electro-ménagers.
Le sujet ne paye pas de mine. Des reportages sur les dépanneurs incompétents on en a déjà vu à la pelle. Des constats sur le temps de vie réduit des machines à laver aussi. Pourtant ce reportage est captivant. Pourquoi ? Parce que Linda Bendali s'est posée les bonnes questions: Pourquoi ces réparateurs semblent incompétents ? Pourquoi nos appareils électro-ménagers sont de moins en moins viables ? et comment? 
Elle n'en est pas restée sur le : Les entreprises veulent faire plus de profits, les réparateurs veulent engranger la monnaie... là où beaucoup de reportages stagnent. Pour faire un reportage d'investigation, il ne suffit pas de décrire les faits, il faut aussi leur trouver une explication. A force de détermination dans son travail, la journaliste à mis au jour une pratique qui contente tous les acteurs de la vente sauf les clients. Six mois ont été nécessaires pour faire ce document, et quand on voit le résultat, on comprend que le temps n'est pas un luxe dans le monde du journalisme !

Ici le reportage

En sortant du reportage de Linda Bendali, on se sent vraiment, plus intelligents et ça fait du bien :-)

vendredi 5 février 2010

3 EN 1

Pour ceux qu n'étaient pas encore persuadés que les cameraman-rédacteur-preneur de son ne pouvaient être qu'une même et seule personne voici la preuve en image:
 
(image extraite des news du grand journal de canal+)
Bon c'est vrai, ce n'est pas prouvé que cette jeune personne a rédigé son interview (et le plan de montage) elle-même. Il n'empêche que la tendance dans les rédactions,  est au 3 en 1. La théorie de la division du travail de Durkheim serait-elle en train de tomber en miette ?
La division du travail permet de diversifier la production. Au lieu d'avoir chacun produisant ce dont il a besoin, chacun produit "ce qu'il sait faire de mieux" et récolte ce dont il a besoin chez les autres (selon certaines conditions de rétribution etc.). de ce fait, il a un choix beaucoup plus important de produits. Il ne pourrait pas lui même produire tous ces objets qu'il obtient des autres.
Dans le monde du journalisme c'est pareil. Une rédaction fait travailler un caméraman, un rédacteur et un preneur de son pour obtenir trois produits différents: une video, le son de celle-ci et "une histoire" ("un fil conducteur"). Les trois sont indispensables pour obtenir au final une video d'information. Sans le son, sans l'image, on n'a pas toute l'information voire on est pas capable de la comprendre. Sans "histoire", l'information peut de même être incomprise, inintéressante, à l'état de données pures.
Avant la télé, il y avait la radio: juste le son, et le journal: juste le texte (et les photos auquel cas un photographe était mis à la tâche). Depuis la télé, le travail de journaliste est beaucoup plus divisé, l'offre en  est plus diversifiée. Jusque là tout semble normal. Alors pourquoi vouloir revenir en arrière, en demandant à trois personnes de n'en faire plus qu'une ! Si c'était possible, est ce que ça ne se serait pas fait naturellement dès le départ (de l'arrivée de la télé)? 
Encore si le fait de faire  trois activités différentes valait l'équivalent de trois salaires... mais évidemment, ce n'est pas le cas (trop tard ce soir pour ajouter des preuves de ce que je dis à l'attention de ceux qui seraient en désaccord avec ce fait). Souvent un caméraman est recruté pour faire son boulot, et celui d'un journaliste  et le plan de montage. Si vous voulez trouver du boulot faite donc une formation de caméraman, vous bosserez comme un dingue pour peu mais au moins vous aurez le job.
Le but de ce "regroupement" du travail est de faire des économies. tant pis pour la qualité et le professionnalisme du produit. Et tant pis pour les deux personnes qui n'ont pas été recrutées.
D'une video d'information vite fait bien fait à trois personnes, on se retrouve avec une personne qui fait vite (parce qu'elle a rarement le choix) mais beaucoup moins bien... Est ce que les rédaction s'en rendent compte ? est-ce que les rédactions sont au courant que la qualité de leurs informations en prend forcément un coup en utilisant la méthode 3 en 1 ? Est-ce qu'elles s'en fichent ?

vendredi 29 janvier 2010

LES CHIFFRES DE LA CCIJP 2010

Les journalistes titulaires de la carte de presse sont de plus en plus nombreux ! S'ils étaient 31 685 il y a dix ans, ils sont aujourd'hui près de 37 390... suite

mercredi 27 janvier 2010

UN FORUM EST NE

Un forum est disponible ici pour partager vos impression sur le site et ses articles, pour papoter entre apprentis journalistes, pour poser vos questions sur les formations et le boulot de journaliste etc...

LES PETITS SOLDATS DE L'IPJ

Dans les liens que je vous propose, vous trouverez à partir de maintenant, la liste des blogs des étudiants de l'IPJ. (Les apprentis journalistes à l'école/ http://ipjblog.com/)
Un bon moyen de se rendre compte des progrès qu'ils accomplissent tout au long de l'année, d'avoir une idée des profils des étudiants et aussi une possibilité de les contacter.

Quant au titre, je vous conseille "Les petits soldats du journalisme" de François Ruffin.

"J’appartenais à une unité d’élite : le Centre de formation des journalistes (CFJ). Cette brigade produit des généraux trois étoiles : PPDA, David Pujadas, Laurent Joffrin, Pierre Lescure. Elle fournit surtout, chaque année, la chair à papier qui renforcera les garnisons de France 2, du Parisien, de l’AFP, du Monde...
Les sergents formateurs - des mercenaires de LCI, de France Info, du Nouvel Observateur - dressent le troufion à coups de « On s’en fout du fond », « Tant pis si c’est de la merde », « On vend du papier comme on vend des poireaux », « Imaginez un magazine en fonction du marché publicitaire ».
A leurs côtés, j’ai connu la marche peu triomphale d’un fantassin de l’information. J’ai acquis les réflexes de survie, pour intégrer les médias et gagner ses galons : recopier l’AFP, produire vite et mal, imiter les concurrents, critiquer les livres sans les lire, ne surtout plus penser, trembler devant sa hiérarchie.
Une vie de caserne trépidante, où se découvre ce journalisme insipide, aéfepéisé, routinisé, markétisé, sans risque et sans révolte, dépourvu de toute espérance, qui étouffe les rédactions de sa pesanteur." suite...
Et encore plus d'extrait ici

Dans ce livre, publié en 2003, François Ruffin prend l'exemple du CFJ de Paris où il a enquêté.  D'où deux questions: retrouve-t-on les mêmes conditions d'enseignement à L'IPJ (et les autres écoles) et ces conditions ont-elles changées au cours du temps ?

vendredi 22 janvier 2010

LE JUSTE MOT

Une deuxième leçon de journalisme pour apprendre à employer les bons mots s'imposent ! Merci à Bruno Donnet pour sa petite semaine qui réveille les consciences ! Sa chronique image les enjeux de l'utilisation des termes justes et est une leçon à elle toute seule.

lundi 18 janvier 2010

TOURNER 7 FOIS SA LANGUE, SA PLUME, SA CAMERA, SON CLAVIER

Comme on tourne 7 fois sa langue pour ne pas dire de bêtise, les journalistes devraient vérifier, au moins une fois, leurs sources !

Jolie analyse de la bourde des journalistes sur la soit-disant vidéo de l'ambassade de France en Haïti sur http://apreslatele.posterous.com/. L'auteur, Aurelien Viers, est rédacteur en chef de http://www.citizenside.com/ et du blog pré-cité.

ci-dessous, l'explication en personne de l'auteur du fake (à moins que ce ne soit quelqu'un d'autre qui se fait passer pour celui qui à poster les images !)

vendredi 15 janvier 2010

LES FAUX GAGNANTS DU CONCOURS PARIS-MATCH: C'EST NOUS !


Si vous êtes étudiant, vous avez jusqu'au 15 mars 2010 pour vous inscrire et télécharger votre photoreportage (environ 10 photos et un texte de 1500 signes correspondant à la ligne éditorial) sur le site de Paris-Match. Vous gagnerez peut-être:

" 1er Prix : le Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant. Le gagnant de ce prix verra son Photoreportage publié dans Paris Match et recevra la somme de 7 500 €. Son école recevra la somme de 5000 e pour soutenir un projet pédagogique. 
2ème Prix : le Prix Puressentiel - Mention Spéciale “Nature et Environnement”, le gagnant reçoit 3 500 € Ce prix est soutenu par Puressentiel et récompensera un sujet traitant de la nature, d’un enjeu environnemental voire de l’avenir de la planète. 
3ème Prix : le Prix du Public reçoit 2 000 € et récompense le sujet ayant reçu le plus de votes du public à la suite d’un vote sur internet. 
4ème Prix : le Prix « Images du week-end » avec le Journal du Dimanche récompensera un photoreportage mettant en avant une tranche de vie d’un week-end. Ce photoreportage devra mentionner la date ou l’année à laquelle il a été réalisé)."

mais vous perdrez tellement !
  Cliquez ici pour accéder au règlement.


Les gagnants sont...
C'est la 7e édition du Grand prix du reportage étudiant du magazine Paris-Match. Soit sept ans que le groupe Lagardère se permet d'acquérir tous les droits d'utilisation sur les photos proposées au concours. "Le Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant en chiffre depuis six ans : 18.000 dossiers, 180 sélections" (source parismatch.com). Après calcul approximatif, à hauteur de 10 photos par dossier, ce sont sont au moins 180.000 photos dont la publication détient les droits d'utilisation dont 1800 de bonnes qualités. Et pour enfoncer le clou, le partenaire commercial du magazine (Puressentiel en 2010) obtient exactement les mêmes droits.
Le contrat concernant le droit du photoreportage (un peu chiant à voir comme ça mais non ! en fait, c'est très intéressant) :

"Autorise Paris Match à :
reproduire, représenter, exposer, diffuser, adapter et numériser directement ou indirectement (i) les photographies constitutives du photoreportage du participant, (ii) son nom et (iii) le nom et l'image de la (des) personne(s) ou du (des) bien(s) représenté(e)(s) sur les photographies afin de rendre compte du Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant d'une part, et, d'autre part, d'illustrer tous supports commerciaux, informatifs
(C'est à dire que si un jour ils ont un trou dans leur magazine, hop là, ils peuvent prendre un des photoreportages déjà prêt et au besoin modifier le texte etc...), publicitaires, et promotionnels choisis par les sociétés organisatrices (notamment supports papier, audiovisuels, analogiques et numériques), en tel nombre et quantité qu'il leur plaira et ce, diffusés, en tous lieux publics ou privés, à titre gratuit ou onéreux, par tous modes de commercialisation, de communication et de télécommunication, connus ou inconnus à ce jour (regardez comme ils assurent leurs arrières quand même...) , on-line ou off-line, notamment par diffusion visuelle et audiovisuelle tels que, notamment, expositions (Un jour, vous verrez le titre d'une exposition qui vous branche à fond, et quand vous arriverez devant les photos vous ressentirez une espèce de déjà-vu, ah bah oui en fait ce sont les vôtres !), catalogues et ouvrages papier, sites Internet des sociétés organisatrices et de leurs partenaires. Cette autorisation est consentie pour la durée de protection des droits de propriété intellectuelle attachés à la Photographie, prévue par la législation française (=Vous serez donc mort avant que cette autorisation expire et dans le cas où vous seriez immortel, sans droits de propriété intellectuelle, une œuvre appartient à tous et de ce fait l'auteur n'est plus rémunéré pour son utilisation) et les conventions internationales, y compris leurs futures prolongations, et s'entend sans aucune contrepartie financière. (Merci, on avait compris je crois)

Cette autorisation est également donnée aux partenaires que les sociétés organisatrices pourraient désigner pour participer avec elles aux différentes opérations visant à l'utilisation des photographies.
Le participant déclare (i) être titulaire de tous les droits relevant de la propriété, de la propriété intellectuelle, de la personnalité et notamment le droit au nom et à l'image de la (des) personne(s) ou du (des) bien (s) représenté(e)(s) sur les photographies, attachés aux photographies et/ou, à tout au moins, le cas échéant, (ii) détenir toutes les autorisations nécessaires à l'exploitation par les sociétés organisatrices des photographies, et notamment celles émanant de la (des) personne(s) ou du (des) bien(s) représenté(e)(s) sur les photographies et/ou de ses ayants-droits et ayants-cause et du photographe. Le participant fera son affaire personnelle de leur
(cf ci-dessus) éventuelle rémunération due au titre des exploitations par les sociétés organisatrices effectuées conformément à la présente autorisation. (Alors, je cède tous les droits d'utilisation des photos à Paris-Match sans y gagner un sous et c'est quand même moi qui doit payer la rémunération des sujets photographiés s'ils le réclament alors que je n'ai aucun contrôle sur la façon dont vont être utilisées les photos...)

Le participant garantit les sociétés organisatrices contre tous troubles, actions, revendications, évictions et condamnations
(et je fais comment, si ça prend à quelqu'un de leur faire un procès ?) à l'encontre des sociétés organisatrices et/ou toute entité liée, qui naitraient à l'occasion de l'exploitation des photoreportages et des supports commerciaux, informatifs, publicitaires et promotionnels et/ou plus généralement des modes d'exploitation envisagés par les sociétés organisatrices, et qui seraient fondés sur la violation du droit des tiers et, notamment, d'un droit de propriété, de propriété intellectuelle ou d'un droit relevant de la personnalité et/ou de l'image, et/ou sur des actes de concurrence déloyale ou parasitaire. "


Dans la famille "j'exploite tout le monde et je ne prend aucune reponsabilité", je demande Paris-Match ! Malheureusement, je pense qu'ils sont nombreux dans cette famille.Et pour rajouter une bonne grosse dernière louche, dans le règlement du concours cette fois, on nous indique que "Toutes les difficultés pratiques d’interprétation ou d’application du présent règlement seront tranchées souverainement par l’Organisateur." et la justice française elle est faite pour quoi alors ?

 Je ne m'amuserais pas à faire le compte de ce que leur rapportent toutes ces photos (30-50 euros étant un prix d'achat raisonnable pour une photo intérieure quart de page pour UNE pubblication (source categorynet) mais je trouve très limite ce type de contrat qui sous-entend même, dans la dernière phrase, qu'on ne peut les envoyer en justice sur des accusations en liens avec des actes de concurrence déloyale ou parasitaire. S'ils entendent par là l'utilisation des photos des étudiants à leurs fins propres (notamment commerciales), je trouve la métaphore de mauvais goût. De plus, j'espère que dans la République française, un contrat de ce type n'a pas valeur à vraiment protéger son auteur de la justice.


Dans les faits, y-a-t-il déjà eu utilisation des photoreportages autre que dans le cadre du concours ? Que pense la rédaction de Paris-Match de ce contrat ? qu'en pense un avocat ? revenez vite lire la suite !