vendredi 29 janvier 2010

LES CHIFFRES DE LA CCIJP 2010

Les journalistes titulaires de la carte de presse sont de plus en plus nombreux ! S'ils étaient 31 685 il y a dix ans, ils sont aujourd'hui près de 37 390... suite

mercredi 27 janvier 2010

UN FORUM EST NE

Un forum est disponible ici pour partager vos impression sur le site et ses articles, pour papoter entre apprentis journalistes, pour poser vos questions sur les formations et le boulot de journaliste etc...

LES PETITS SOLDATS DE L'IPJ

Dans les liens que je vous propose, vous trouverez à partir de maintenant, la liste des blogs des étudiants de l'IPJ. (Les apprentis journalistes à l'école/ http://ipjblog.com/)
Un bon moyen de se rendre compte des progrès qu'ils accomplissent tout au long de l'année, d'avoir une idée des profils des étudiants et aussi une possibilité de les contacter.

Quant au titre, je vous conseille "Les petits soldats du journalisme" de François Ruffin.

"J’appartenais à une unité d’élite : le Centre de formation des journalistes (CFJ). Cette brigade produit des généraux trois étoiles : PPDA, David Pujadas, Laurent Joffrin, Pierre Lescure. Elle fournit surtout, chaque année, la chair à papier qui renforcera les garnisons de France 2, du Parisien, de l’AFP, du Monde...
Les sergents formateurs - des mercenaires de LCI, de France Info, du Nouvel Observateur - dressent le troufion à coups de « On s’en fout du fond », « Tant pis si c’est de la merde », « On vend du papier comme on vend des poireaux », « Imaginez un magazine en fonction du marché publicitaire ».
A leurs côtés, j’ai connu la marche peu triomphale d’un fantassin de l’information. J’ai acquis les réflexes de survie, pour intégrer les médias et gagner ses galons : recopier l’AFP, produire vite et mal, imiter les concurrents, critiquer les livres sans les lire, ne surtout plus penser, trembler devant sa hiérarchie.
Une vie de caserne trépidante, où se découvre ce journalisme insipide, aéfepéisé, routinisé, markétisé, sans risque et sans révolte, dépourvu de toute espérance, qui étouffe les rédactions de sa pesanteur." suite...
Et encore plus d'extrait ici

Dans ce livre, publié en 2003, François Ruffin prend l'exemple du CFJ de Paris où il a enquêté.  D'où deux questions: retrouve-t-on les mêmes conditions d'enseignement à L'IPJ (et les autres écoles) et ces conditions ont-elles changées au cours du temps ?

vendredi 22 janvier 2010

LE JUSTE MOT

Une deuxième leçon de journalisme pour apprendre à employer les bons mots s'imposent ! Merci à Bruno Donnet pour sa petite semaine qui réveille les consciences ! Sa chronique image les enjeux de l'utilisation des termes justes et est une leçon à elle toute seule.

lundi 18 janvier 2010

TOURNER 7 FOIS SA LANGUE, SA PLUME, SA CAMERA, SON CLAVIER

Comme on tourne 7 fois sa langue pour ne pas dire de bêtise, les journalistes devraient vérifier, au moins une fois, leurs sources !

Jolie analyse de la bourde des journalistes sur la soit-disant vidéo de l'ambassade de France en Haïti sur http://apreslatele.posterous.com/. L'auteur, Aurelien Viers, est rédacteur en chef de http://www.citizenside.com/ et du blog pré-cité.

ci-dessous, l'explication en personne de l'auteur du fake (à moins que ce ne soit quelqu'un d'autre qui se fait passer pour celui qui à poster les images !)

vendredi 15 janvier 2010

LES FAUX GAGNANTS DU CONCOURS PARIS-MATCH: C'EST NOUS !


Si vous êtes étudiant, vous avez jusqu'au 15 mars 2010 pour vous inscrire et télécharger votre photoreportage (environ 10 photos et un texte de 1500 signes correspondant à la ligne éditorial) sur le site de Paris-Match. Vous gagnerez peut-être:

" 1er Prix : le Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant. Le gagnant de ce prix verra son Photoreportage publié dans Paris Match et recevra la somme de 7 500 €. Son école recevra la somme de 5000 e pour soutenir un projet pédagogique. 
2ème Prix : le Prix Puressentiel - Mention Spéciale “Nature et Environnement”, le gagnant reçoit 3 500 € Ce prix est soutenu par Puressentiel et récompensera un sujet traitant de la nature, d’un enjeu environnemental voire de l’avenir de la planète. 
3ème Prix : le Prix du Public reçoit 2 000 € et récompense le sujet ayant reçu le plus de votes du public à la suite d’un vote sur internet. 
4ème Prix : le Prix « Images du week-end » avec le Journal du Dimanche récompensera un photoreportage mettant en avant une tranche de vie d’un week-end. Ce photoreportage devra mentionner la date ou l’année à laquelle il a été réalisé)."

mais vous perdrez tellement !
  Cliquez ici pour accéder au règlement.


Les gagnants sont...
C'est la 7e édition du Grand prix du reportage étudiant du magazine Paris-Match. Soit sept ans que le groupe Lagardère se permet d'acquérir tous les droits d'utilisation sur les photos proposées au concours. "Le Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant en chiffre depuis six ans : 18.000 dossiers, 180 sélections" (source parismatch.com). Après calcul approximatif, à hauteur de 10 photos par dossier, ce sont sont au moins 180.000 photos dont la publication détient les droits d'utilisation dont 1800 de bonnes qualités. Et pour enfoncer le clou, le partenaire commercial du magazine (Puressentiel en 2010) obtient exactement les mêmes droits.
Le contrat concernant le droit du photoreportage (un peu chiant à voir comme ça mais non ! en fait, c'est très intéressant) :

"Autorise Paris Match à :
reproduire, représenter, exposer, diffuser, adapter et numériser directement ou indirectement (i) les photographies constitutives du photoreportage du participant, (ii) son nom et (iii) le nom et l'image de la (des) personne(s) ou du (des) bien(s) représenté(e)(s) sur les photographies afin de rendre compte du Grand Prix Paris Match du Photoreportage Etudiant d'une part, et, d'autre part, d'illustrer tous supports commerciaux, informatifs
(C'est à dire que si un jour ils ont un trou dans leur magazine, hop là, ils peuvent prendre un des photoreportages déjà prêt et au besoin modifier le texte etc...), publicitaires, et promotionnels choisis par les sociétés organisatrices (notamment supports papier, audiovisuels, analogiques et numériques), en tel nombre et quantité qu'il leur plaira et ce, diffusés, en tous lieux publics ou privés, à titre gratuit ou onéreux, par tous modes de commercialisation, de communication et de télécommunication, connus ou inconnus à ce jour (regardez comme ils assurent leurs arrières quand même...) , on-line ou off-line, notamment par diffusion visuelle et audiovisuelle tels que, notamment, expositions (Un jour, vous verrez le titre d'une exposition qui vous branche à fond, et quand vous arriverez devant les photos vous ressentirez une espèce de déjà-vu, ah bah oui en fait ce sont les vôtres !), catalogues et ouvrages papier, sites Internet des sociétés organisatrices et de leurs partenaires. Cette autorisation est consentie pour la durée de protection des droits de propriété intellectuelle attachés à la Photographie, prévue par la législation française (=Vous serez donc mort avant que cette autorisation expire et dans le cas où vous seriez immortel, sans droits de propriété intellectuelle, une œuvre appartient à tous et de ce fait l'auteur n'est plus rémunéré pour son utilisation) et les conventions internationales, y compris leurs futures prolongations, et s'entend sans aucune contrepartie financière. (Merci, on avait compris je crois)

Cette autorisation est également donnée aux partenaires que les sociétés organisatrices pourraient désigner pour participer avec elles aux différentes opérations visant à l'utilisation des photographies.
Le participant déclare (i) être titulaire de tous les droits relevant de la propriété, de la propriété intellectuelle, de la personnalité et notamment le droit au nom et à l'image de la (des) personne(s) ou du (des) bien (s) représenté(e)(s) sur les photographies, attachés aux photographies et/ou, à tout au moins, le cas échéant, (ii) détenir toutes les autorisations nécessaires à l'exploitation par les sociétés organisatrices des photographies, et notamment celles émanant de la (des) personne(s) ou du (des) bien(s) représenté(e)(s) sur les photographies et/ou de ses ayants-droits et ayants-cause et du photographe. Le participant fera son affaire personnelle de leur
(cf ci-dessus) éventuelle rémunération due au titre des exploitations par les sociétés organisatrices effectuées conformément à la présente autorisation. (Alors, je cède tous les droits d'utilisation des photos à Paris-Match sans y gagner un sous et c'est quand même moi qui doit payer la rémunération des sujets photographiés s'ils le réclament alors que je n'ai aucun contrôle sur la façon dont vont être utilisées les photos...)

Le participant garantit les sociétés organisatrices contre tous troubles, actions, revendications, évictions et condamnations
(et je fais comment, si ça prend à quelqu'un de leur faire un procès ?) à l'encontre des sociétés organisatrices et/ou toute entité liée, qui naitraient à l'occasion de l'exploitation des photoreportages et des supports commerciaux, informatifs, publicitaires et promotionnels et/ou plus généralement des modes d'exploitation envisagés par les sociétés organisatrices, et qui seraient fondés sur la violation du droit des tiers et, notamment, d'un droit de propriété, de propriété intellectuelle ou d'un droit relevant de la personnalité et/ou de l'image, et/ou sur des actes de concurrence déloyale ou parasitaire. "


Dans la famille "j'exploite tout le monde et je ne prend aucune reponsabilité", je demande Paris-Match ! Malheureusement, je pense qu'ils sont nombreux dans cette famille.Et pour rajouter une bonne grosse dernière louche, dans le règlement du concours cette fois, on nous indique que "Toutes les difficultés pratiques d’interprétation ou d’application du présent règlement seront tranchées souverainement par l’Organisateur." et la justice française elle est faite pour quoi alors ?

 Je ne m'amuserais pas à faire le compte de ce que leur rapportent toutes ces photos (30-50 euros étant un prix d'achat raisonnable pour une photo intérieure quart de page pour UNE pubblication (source categorynet) mais je trouve très limite ce type de contrat qui sous-entend même, dans la dernière phrase, qu'on ne peut les envoyer en justice sur des accusations en liens avec des actes de concurrence déloyale ou parasitaire. S'ils entendent par là l'utilisation des photos des étudiants à leurs fins propres (notamment commerciales), je trouve la métaphore de mauvais goût. De plus, j'espère que dans la République française, un contrat de ce type n'a pas valeur à vraiment protéger son auteur de la justice.


Dans les faits, y-a-t-il déjà eu utilisation des photoreportages autre que dans le cadre du concours ? Que pense la rédaction de Paris-Match de ce contrat ? qu'en pense un avocat ? revenez vite lire la suite !

jeudi 14 janvier 2010

GUIDE DU CANDIDAT A L'IPJ


La promotion 2008 de chance au concours a réalisé un mini-guide du candidat à l'oral de l'IPJ. Guide du candidat Vous aurez droit aux mêmes conseils rabâchés sur tous les blogs et livres parlant des concours mais en bonus, les élèves ont réussis à obtenir les grilles et conseils de notation du jury. Ainsi, on apprend que le jury est censé noter les aptitudes "communicatives" du candidat, sa personnalité, son comportement durant l'entretien et la validité de son projet professionel. Chaque thème est sous-développé en plusieurs points précis. Les professionnels doivent par exemple juger de l'honneteté intellectuelle du candidat. Bon courage !

Une liste de questions types a aussi été ajoutée au guide.
"Pourquoi voulez-vous devenir journaliste ?
Avez-vous déjà effectué des stages en entreprise ?
Pouvez-vous nous dire ce que ces stages vous ont apporté ?
Comment vous êtes-vous renseigné sur le métier ?
Quelle fonction aimeriez-vous occuper dans dix ans ?
De nombreux journalistes intègrent la profession sans être passés par une école. Pourquoi choisissez-vous d'entamer une formation journalistique ?
Quels sont, parmi les personnalités des médias, celles qui constituent pour vous des références ? Pourquoi ?
Quelles sont vos activités associatives (sociales, caritatives, sportives, etc.) ?
Quels sont vos principaux centres d'intérêts dans la vie ?
Avez-vous voyagé ? Si oui, comment et pourquoi ?
Dîtes-nous quel livre et quel film vous ont le plus marqué ces derniers temps ? "

Liste loin d'être exhaustive donc. Des conseils sur la teneur générale des questions recommandent: "Les membres du jury sont invités à s'astreindre à des questions courtes, synthétiques, centrées sur le candidat ;
Il convient de ne pas tester le candidat sur des connaissances encyclopédiques ni sur sa connaissance de l’actualité, ceci ayant déjà été évalué lors des précédentes épreuves
De même les questions personnelles sur la situation familiale, les convictions politiques ou religieuses doivent être évitées.
Enfin, il n’est pas utile d’évoquer la question du choix du candidat en cas d'admission multiple (ESJ, CUEJ, CFJ …). La réponse est généralement polie et diplomatique."

Je ne sais pas concernant l'IPJ, mais qu'est ce que j'ai entendu des débats entre apprentis journalistes sur la réponse à apporter à cette dernière question. Si vous dîtes la vérité et que par malheur il ne s'agit pas de l'école dont vous passez le concours, vous ferez mauvaise impression. C'est psychologique, quelque soit votre raisonnement il sonnera faux pour le jury. Une autre école est plus réputée: ce n'est pas la réputation qui compte ! Une autre est moins chère: il y a des bourses ! Une autre propose des cours qui vous plaisent plus: Chaque école organise ses cours en pensant qu'ils sont les meilleurs pour une formation journalistique. Bref, mieux vaut feinter en mettant en avant toutes les qualités de l'école où vous passer le concours. Ainsi vous montrerez votre connaissance sur la formation dispensée. Mais alors, vous perderez votre point d'honneteté intellectuelle !! J'ai peut être la solution finalement, basée sur le principe: je ne peux pas dire qui est la meilleure, elles sont différentes. Et procéder à une comparaison des avantages de chaque école, ainsi vous montrerez votre connaissance de toutes les écoles ;-)

dimanche 10 janvier 2010

JOURNALISTE PAR DEFAUT


Ces derniers jours, Florence Porcel alias Fleur de Cent-Lys fait un buzz sur la toile. Elle y présente son CV et sa motivation  sous forme de court-métrage "à la Amélie Poulain": Florence Porcel cherche un contrat d'apprentissage en journalisme culturel.
Tous les médias la félicitent de la qualité et de l'originalité du format. Agréable à regarder et d'un comique sans faute, elle a surement réalisé ici une de ses meilleures pièces. Florence Porcel est une artiste, elle a touché à tout en étudiant au 3 Arts à Paris: musique (instrument et voix), écriture (romans, poèmes, scenari), théâtre, modèle et continue ses activités artistiques. Elle tient deux blogs http://culture-en-vrac.over-blog.com et http://www.fleurdecentlys.com. Le premier traite de ses impressions culturelles  et le second de ses capacités artistiques. On ne trouve pourtant pas beaucoup d'informations sur son parcours journalistique, on sait juste qu'elle a fait une licence et un master 1 en info-com et qu'elle a fait un stage en radio (ici son CV écrit). Elle a aussi interviewé Patrick Poivre-d'Arvor (ici). Elle a écrit des articles de tout genre (critiques de livres, cinéma, ; réflexion personnelle,; interview...), bons et moins bons (comme cette acharnement contre Danny Boon trop peu argumenté pour tenir la route, ouai ch'ui d'ch'nord moa aussi alors quand on s'attaque à Danny Boon, au moins on le fait correctement... ici l'article)

La question qui se pose est: Florence veut-elle vraiment être journaliste ? Elle dit elle-même que son but est de se réaliser du point de vue artistique. Le journalisme, c'est par défaut ou en attendant de devenir star... Alors pourquoi ne pas se consacrer à 100% à son rêve artistique (qui demande du travail) au lieu d'arriver sur un marché du travail où l'offre est ridiculement basse et où se démènent des apprentis-journalistes qui, eux, n'ont que ce rêve là en tête. Florence voudrait faire du journalisme télé parce que écrire des articles c'est trop fastoche et que la radio, elle a déjà essayée. Je n'en dirais pas plus.



Droit de réponse
Florence Porcel a commenté l'article ci-dessus pour rectifier certains propos.
  • Ces derniers jours, (en fait ça fait plusieurs semaines, le buzz a commencé le 24 novembre) Florence Porcel alias Fleur de Cent-Lys fait un buzz sur la toile.. 
  • Elle tient deux blogs http://culture-en-vrac.over-blog.com et http://www.fleurdecentlys.com (celui-ci est un site, pas un blog !!)
  • On ne trouve pourtant pas beaucoup d'informations sur son parcours journalistique, on sait juste qu'elle a fait une licence et un master 1 en info-com et qu'elle a fait un stage en radio (ici son CV écrit)
    Vous avez donc toutes les informations sur mon parcours journalistique, puisqu’il se résume à ça ! J’ai donc bien une Licence et un Master 1 d’Information et Communication, j’ai fait un stage de journalisme à Parenthèse Radio, et j’ai été chroniqueuse cinéma tous les vendredis soirs dans cette même radio, qui était une antenne nationale (elle a malheureusement disparu depuis). A vous lire, on dirait que ce n’est pas suffisant… Mais ne faut-il pas commencer un jour ? Et ce n’est quand même pas comme si je n’avais vraiment aucune expérience !!... Ce que je demande dans ma vidéo, ce n’est pas un emploi (là, j’aurais peut-être accepté les critiques concernant mon « peu d’expérience »), mais bien un stage… Faut-il déjà avoir des années de pratique pour légitimement ne demander… qu’un stage ? On n’en sort plus…

  • (comme cette acharnement contre Dany Boon trop peu argumenté pour tenir la route, ouai ch'ui d'ch'nord moa aussi alors quand on s'attaque à Dany Boon, au moins on le fait correctement...
    Comme vous avez pu le constater, ce texte sur Dany Boon se trouve dans la catégorie « Exercices Master 2 Journalisme Culturel ». Je n’apprécie pas spécialement Dany Boon, mais je ne le déteste pas non plus. La consigne de cet exercice était « Ecrivez un éreintage. Soyez le plus cinglant et le plus de mauvaise foi possible. » J’ai voulu éviter la mauvaise foi quand même en basant mon courroux imaginaire sur des faits avérés. Votre terme « acharnement » me confirme que j’ai réussi cet exercice, et je vous en remercie ! Là où réside mon tort, c’est de ne pas indiquer la consigne des différents exercices – pour situer le contexte dans lequel ils ont été produits. Je vais remédier à cela tout de suite. 
  • La question qui se pose est : Florence veut-elle vraiment être journaliste ?Elle dit elle-même que son but est de se réaliser du point de vue artistique.Ah bon ?? J’aimerais que vous citiez vos sources.
    Le journalisme, c'est par défaut ou en attendant de devenir star...Là encore, la formulation fait penser que vous me prêtez ces propos, que je n’ai jamais tenus. J’insiste : je ne souhaite pas devenir une « star » - ça ne m’intéresse pas..Votre  interprétation personnelle de la situation ne doit pas être formulée de manière à ce qu’on pense que c’est un fait, ou une parole rapportée.
  • Alors pourquoi ne pas se consacrer à 100% à son rêve artistique (qui demande du travail) au lieu d'arriver sur un marché du travail où l'offre est ridiculement basse et où se démènent des apprentis-journalistes qui, eux, n'ont que ce rêve-là en tête.
    Pour résumer la situation en quelques mots, j’ai repris mes études de journalisme après ma formation professionnelle aux 3 Arts pour tenir une promesse faite à mes parents. Ils avaient accepté de financer ma formation artistique (onéreuse) si je reprenais mes études après pour avoir un « vrai » diplôme, et donc une porte de sortie.Je suis donc en train de tenir cette promesse. Le marché du travail pour les journalistes traverse une crise profonde, certes. Mais connaissez-vous seulement la situation des intermittents du spectacle (et encore, quand les artistes parviennent à avoir le statut et à le garder…) ? C’est un milieu autrement plus difficile, cruel, et surtout, précaire.Le journalisme était mon but professionnel avant que je ne tombe gravement malade il y a dix ans. Après cette épreuve, j’ai abordé la vie différemment, et j’ai décidé de vivre mes rêves et ma passion. Peut-on m’en vouloir ? J’estime que ce choix est tout aussi respectable qu’un autre. A la sortie des 3 Arts, j’ai donc poursuivi mes études – pour mes parents certes, mais également parce que ces études-là me plaisaient, et me plaisent de plus en plus. Avoir un diplôme et des expériences professionnelles «classiques » enrichissantes permettent de me rassurer en ces temps difficiles, et d’avoir une certaine sécurité et une relative confiance en l’avenir. Peut-on m’en vouloir ?