dimanche 10 janvier 2010

JOURNALISTE PAR DEFAUT


Ces derniers jours, Florence Porcel alias Fleur de Cent-Lys fait un buzz sur la toile. Elle y présente son CV et sa motivation  sous forme de court-métrage "à la Amélie Poulain": Florence Porcel cherche un contrat d'apprentissage en journalisme culturel.
Tous les médias la félicitent de la qualité et de l'originalité du format. Agréable à regarder et d'un comique sans faute, elle a surement réalisé ici une de ses meilleures pièces. Florence Porcel est une artiste, elle a touché à tout en étudiant au 3 Arts à Paris: musique (instrument et voix), écriture (romans, poèmes, scenari), théâtre, modèle et continue ses activités artistiques. Elle tient deux blogs http://culture-en-vrac.over-blog.com et http://www.fleurdecentlys.com. Le premier traite de ses impressions culturelles  et le second de ses capacités artistiques. On ne trouve pourtant pas beaucoup d'informations sur son parcours journalistique, on sait juste qu'elle a fait une licence et un master 1 en info-com et qu'elle a fait un stage en radio (ici son CV écrit). Elle a aussi interviewé Patrick Poivre-d'Arvor (ici). Elle a écrit des articles de tout genre (critiques de livres, cinéma, ; réflexion personnelle,; interview...), bons et moins bons (comme cette acharnement contre Danny Boon trop peu argumenté pour tenir la route, ouai ch'ui d'ch'nord moa aussi alors quand on s'attaque à Danny Boon, au moins on le fait correctement... ici l'article)

La question qui se pose est: Florence veut-elle vraiment être journaliste ? Elle dit elle-même que son but est de se réaliser du point de vue artistique. Le journalisme, c'est par défaut ou en attendant de devenir star... Alors pourquoi ne pas se consacrer à 100% à son rêve artistique (qui demande du travail) au lieu d'arriver sur un marché du travail où l'offre est ridiculement basse et où se démènent des apprentis-journalistes qui, eux, n'ont que ce rêve là en tête. Florence voudrait faire du journalisme télé parce que écrire des articles c'est trop fastoche et que la radio, elle a déjà essayée. Je n'en dirais pas plus.



Droit de réponse
Florence Porcel a commenté l'article ci-dessus pour rectifier certains propos.
  • Ces derniers jours, (en fait ça fait plusieurs semaines, le buzz a commencé le 24 novembre) Florence Porcel alias Fleur de Cent-Lys fait un buzz sur la toile.. 
  • Elle tient deux blogs http://culture-en-vrac.over-blog.com et http://www.fleurdecentlys.com (celui-ci est un site, pas un blog !!)
  • On ne trouve pourtant pas beaucoup d'informations sur son parcours journalistique, on sait juste qu'elle a fait une licence et un master 1 en info-com et qu'elle a fait un stage en radio (ici son CV écrit)
    Vous avez donc toutes les informations sur mon parcours journalistique, puisqu’il se résume à ça ! J’ai donc bien une Licence et un Master 1 d’Information et Communication, j’ai fait un stage de journalisme à Parenthèse Radio, et j’ai été chroniqueuse cinéma tous les vendredis soirs dans cette même radio, qui était une antenne nationale (elle a malheureusement disparu depuis). A vous lire, on dirait que ce n’est pas suffisant… Mais ne faut-il pas commencer un jour ? Et ce n’est quand même pas comme si je n’avais vraiment aucune expérience !!... Ce que je demande dans ma vidéo, ce n’est pas un emploi (là, j’aurais peut-être accepté les critiques concernant mon « peu d’expérience »), mais bien un stage… Faut-il déjà avoir des années de pratique pour légitimement ne demander… qu’un stage ? On n’en sort plus…

  • (comme cette acharnement contre Dany Boon trop peu argumenté pour tenir la route, ouai ch'ui d'ch'nord moa aussi alors quand on s'attaque à Dany Boon, au moins on le fait correctement...
    Comme vous avez pu le constater, ce texte sur Dany Boon se trouve dans la catégorie « Exercices Master 2 Journalisme Culturel ». Je n’apprécie pas spécialement Dany Boon, mais je ne le déteste pas non plus. La consigne de cet exercice était « Ecrivez un éreintage. Soyez le plus cinglant et le plus de mauvaise foi possible. » J’ai voulu éviter la mauvaise foi quand même en basant mon courroux imaginaire sur des faits avérés. Votre terme « acharnement » me confirme que j’ai réussi cet exercice, et je vous en remercie ! Là où réside mon tort, c’est de ne pas indiquer la consigne des différents exercices – pour situer le contexte dans lequel ils ont été produits. Je vais remédier à cela tout de suite. 
  • La question qui se pose est : Florence veut-elle vraiment être journaliste ?Elle dit elle-même que son but est de se réaliser du point de vue artistique.Ah bon ?? J’aimerais que vous citiez vos sources.
    Le journalisme, c'est par défaut ou en attendant de devenir star...Là encore, la formulation fait penser que vous me prêtez ces propos, que je n’ai jamais tenus. J’insiste : je ne souhaite pas devenir une « star » - ça ne m’intéresse pas..Votre  interprétation personnelle de la situation ne doit pas être formulée de manière à ce qu’on pense que c’est un fait, ou une parole rapportée.
  • Alors pourquoi ne pas se consacrer à 100% à son rêve artistique (qui demande du travail) au lieu d'arriver sur un marché du travail où l'offre est ridiculement basse et où se démènent des apprentis-journalistes qui, eux, n'ont que ce rêve-là en tête.
    Pour résumer la situation en quelques mots, j’ai repris mes études de journalisme après ma formation professionnelle aux 3 Arts pour tenir une promesse faite à mes parents. Ils avaient accepté de financer ma formation artistique (onéreuse) si je reprenais mes études après pour avoir un « vrai » diplôme, et donc une porte de sortie.Je suis donc en train de tenir cette promesse. Le marché du travail pour les journalistes traverse une crise profonde, certes. Mais connaissez-vous seulement la situation des intermittents du spectacle (et encore, quand les artistes parviennent à avoir le statut et à le garder…) ? C’est un milieu autrement plus difficile, cruel, et surtout, précaire.Le journalisme était mon but professionnel avant que je ne tombe gravement malade il y a dix ans. Après cette épreuve, j’ai abordé la vie différemment, et j’ai décidé de vivre mes rêves et ma passion. Peut-on m’en vouloir ? J’estime que ce choix est tout aussi respectable qu’un autre. A la sortie des 3 Arts, j’ai donc poursuivi mes études – pour mes parents certes, mais également parce que ces études-là me plaisaient, et me plaisent de plus en plus. Avoir un diplôme et des expériences professionnelles «classiques » enrichissantes permettent de me rassurer en ces temps difficiles, et d’avoir une certaine sécurité et une relative confiance en l’avenir. Peut-on m’en vouloir ?

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