mercredi 27 janvier 2010

LES PETITS SOLDATS DE L'IPJ

Dans les liens que je vous propose, vous trouverez à partir de maintenant, la liste des blogs des étudiants de l'IPJ. (Les apprentis journalistes à l'école/ http://ipjblog.com/)
Un bon moyen de se rendre compte des progrès qu'ils accomplissent tout au long de l'année, d'avoir une idée des profils des étudiants et aussi une possibilité de les contacter.

Quant au titre, je vous conseille "Les petits soldats du journalisme" de François Ruffin.

"J’appartenais à une unité d’élite : le Centre de formation des journalistes (CFJ). Cette brigade produit des généraux trois étoiles : PPDA, David Pujadas, Laurent Joffrin, Pierre Lescure. Elle fournit surtout, chaque année, la chair à papier qui renforcera les garnisons de France 2, du Parisien, de l’AFP, du Monde...
Les sergents formateurs - des mercenaires de LCI, de France Info, du Nouvel Observateur - dressent le troufion à coups de « On s’en fout du fond », « Tant pis si c’est de la merde », « On vend du papier comme on vend des poireaux », « Imaginez un magazine en fonction du marché publicitaire ».
A leurs côtés, j’ai connu la marche peu triomphale d’un fantassin de l’information. J’ai acquis les réflexes de survie, pour intégrer les médias et gagner ses galons : recopier l’AFP, produire vite et mal, imiter les concurrents, critiquer les livres sans les lire, ne surtout plus penser, trembler devant sa hiérarchie.
Une vie de caserne trépidante, où se découvre ce journalisme insipide, aéfepéisé, routinisé, markétisé, sans risque et sans révolte, dépourvu de toute espérance, qui étouffe les rédactions de sa pesanteur." suite...
Et encore plus d'extrait ici

Dans ce livre, publié en 2003, François Ruffin prend l'exemple du CFJ de Paris où il a enquêté.  D'où deux questions: retrouve-t-on les mêmes conditions d'enseignement à L'IPJ (et les autres écoles) et ces conditions ont-elles changées au cours du temps ?

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    J'ai fait l'IPJ, l'école est ce qu'on choisit d'en faire, dans mon cas, Owni.fr, pure player défricheur.
    Et il ne faut pas renoncer à seulement 22 ans à passer ces concours qui sont une porte d'entrée dans la profession incontournable, je me suis vautrée une première fois avant d'être prise à... 24 ans.

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