mardi 30 mars 2010

MELENCHON INSULTE CLASSE

Le liens sur la suite de l'affaire:
L'avis de M. Mélenchon qui ne prend pas ses responsabilité, à croire qu'il n'y a rien de choquant à balancer des insultes comme il l'a fait: blog de M.Mélenchon
 La chronique de Daniel Schneidermann qui prend du recul: arret sur images
Le billet de David Doucet: blog
L'émission du grand journal du 1er Avril où intervient J.L Mélenchon canalplus
Finalement, il commence à me plaire.

___________________________________________________________________

Ca y est le buzz a commencé depuis hier, les images de Mélenchon insultant un étudiant en journalisme et toute la profession fait tranquillement le tour du web. Le faits ce sont déroulés le 19 mars dernier lors d'une manifestation à laquelle M. Mélenchon participait. Sur Marianne2.


Mélenchon: Les journalistes sont de "petites cervelles"
envoyé par ecoledejournalisme. - L'info internationale vidéo.

Le leader du Parti de gauche, réinvente le lexique des insultes: "refoulé politique de la petite bourgeoisie" (si quelqu'un veut en faire une analyse...), "sale corporation de voyeuristes" (un peu plus classique), "ton métier pourri"(il aurait pu être plus vulgaire), "votre tête est pourrie" (on se répéte un peu là), "vous trouvez digne de parler à un homme comme moi" (une belle insulte au style indirecte), "mais vous me prenez pour qui bonhomme ?" (il pourrait être acteur, non ?), "petite cervelle" (comme c'est mignon !), "un drôle de métier" (bel euphémisme).
L'étudiant en question n'est pas pour rien dans l'énervement de l'homme politique puisqu'il ricane un peu lorsqu'il dit que les gens s'intéressent aux maisons clo/ose. Ca fait genre, "c'est évident que les gens s'intéresse aux maisons closes, pov' con". Ensuite c'est vrai que l'étudiant veut se justifier d'avoir dit que les maisons closes était un bon sujet et du coup l'interview part complétement en vrille. L'apprenti-journaliste au lieu de revenir à la question de départ veut convaincre M. Mélenchon qu'il a raison ou montrer que ce dernier se trompe. Il a peut être été simplement vexé que l'interviewé remette en cause sa future profession.

Ceci dit, bien que je ne sois pas du genre à défendre les étudiants des grandes écoles de journalisme réputés (excusez-moi mais c'est vrai) pour être "j'suis pas n'importe qui", je trouve l'attitude de M. Mélenchon inacceptable. Comment peut-on insulter une profession entière, être vulgaire, juger la personne en face de soi sans la connaître... de A à Z, M. Mélenchon n'a pas su garder son sang froid et révèle une opinion qui ME fait froid dans le dos. Le journalisme est "un métier pourri" et la situation semble désespérée puisque nous préparons" un drôle de métier". 

Sur le Net

Ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'une majorité d'internautes le soutiennent ,une majorité d'internautes ont l'air de penser: Journalistes, tous pourris, après tout, c'est bien fait pour eux s'ils se prennent ça dans la figure.
Sur twitter: 
  • renaudrevel RT @Politic_com: JL Mélenchon traite un jeune journaliste de "petite cervelle". Au vu des échanges retranscrits, a-t-il vraiment tort ?
  • phaz3 Les journalistes sont les putes du gouvernement Sarkozy #melenchon
  • mixbeat Mélenchon traite un étudiant en journalisme de "petite cervelle". Viens ici que je t'embrasse Mélu
et quelques commentaires sur marianne2: 
35.Posté par Michael Specht le 30/03/2010 15:43

Je me demande qui est le professeur référent de cet étudiant. Mélenchon a d'une certaine façon raison, voici longtemps qu'on n'a plus entendu de questions de fond de la part d'un journaliste.
34.Posté par jeppy le 30/03/2010 15:41

Cette vidéo est trés savouresuse.
Quand je lis un commentaire exprimant que les journalistes sont les seuls à apporter des informations objectives, je rigole doucement. Les mots "manipulation" , "désinformation", çà ne dit rien à personne ?
Et cela fait des lustres que j'entends ce surnom à propos des journalistes : "fouille-m...e"
Il y a sûrement une raison, non ?
Quant à JLM, heureusement, il y a Internet pour qu'il puisse s'exprimer, s'il ne le peut dans les journaux. D'ailleurs, ce buzz en est l'expression involontaire. ;)
47.Posté par feelgood le 30/03/2010 16:30

J'ai vu Mélenchon sur I-Télé dimanche et il faut avouer que son discours, ses idées, ses affirmations sont très éloignés des verbiages de certains( Xavier Bertrand officiait presque au même moment sur la CInq) et bien plus déterminés, précises et ciblés sur les problèmes actuels.
Ce qui explique sa hargne sur les médias qui, par leur futilité pro-pouvoir pour remplir les cerveaux disponibles, freinent l'avancée de la prise de conscience de la population du tourbillon qui va plonger le pays dans une merde noire.
Mélenchon a raison... Pas de temps à perdre, ça urge...
3.Posté par franck2012 le 30/03/2010 14:18

....Mais tout le monde vous méprise...pas seulement mélenchon.
Quand le petit salaud de FR2 le plante pendant la seconde soirée des régionales....tout le monde a envie de lui casser la gueule.
Perso un mec dit qu'il est journaliste dans un bar que je fréquente, il a toutes les chances de finir mal sa soirée...même les flics sont mieux percu que vous..petit flic de la pensée va !
C'est la simple vérité Charles Benedicte .... le jour des émeutes pas une caméra, pas un micro ne sera toléré .
On en trouve quelques autres contre le comportement de Mélenchon:
18.Posté par Tinz le 30/03/2010 14:48

Mais y a personne qui trouve que sa réaction est à gerber, bordel ? Zemmour balance des gros préjugés sur les noirs et les arabes et il se fait allumer, Mélenchon balance des gros préjugés sur les journalistes et on l'encense ??? Mais enfin c'est ahurissant ! Comment on peut à ce point mépriser toute une classe de personnes ? Sarkozy dit "casse-toi pauv'con" et on trouve anormal une telle réaction, Melénchon dit "petite cervelle" et on trouve ça normal ?
L'apprenti journaliste joue au débile (à moins qu'il ne le soit vraiment ?) mais quand même... La vérité c'est que les journalistes sont le seul moyen d'avoir des informations objectives. Une majorité reste la source de torchons, mais putain les politiques ont quand même une grosse part de responsabilité là-dedans ! Ce sont eux qui entretiennent le désintérêt de la population pour des "vrais" sujets, c'est facile de rejeter la responsabilité sur les journalistes mais si les politiques faisaient leurs taf on n'en serait peut-être pas là.
Mon commentaire

Oui, le journalisme fait du voyeurisme pour vendre... car les lecteurs achètent plus les journaux avec ce genre d'article et non les journaux ne vendent pas autant de numéro lorsqu'ils écrivent des articles "sérieux". ça me désole mais c'est la triste réalité de la nature humaine. Une partie des journalistes ne demanderaient pas mieux que de pouvoir écrire sur des sujets vraiment intéressant et d'être payé correctement pour. Une partie des rédactions aimeraient avoir assez d'argent pour financer des voyages de trois semaines pour traiter des sujets internationaux de façon objective... Mais l'argent, ils ne l'ont pas. Alors ils font quoi, ils font des articles "sérieux" et deux ans après ils ferment les portes ? ou ils essayent d'écrire ce que le lecteur veut lire ? Je serais curieuse de savoir combien de personne ayant écrit des commentaire sur ce sujet achètent les journaux ? 

Ensuite les politiques sont loin d'être hors de causes. Une grande partie du contenu des journaux se fait en fonction des actions politiques car le lecteur veut savoir ce que font ses politiques. Mais ces derniers ne font pas toujours des choses intéressantes...Les politiques disent des conneries et les journalistes les répétent car c'est leur mission d'informer. Pas de dire au lecteur ce qu'il doit penser ! le journaliste donne des faits pas des analyses. Forcément il est le reflet d'un monde qui va mal, mais ce n'est pas de sa faute si le monde va mal. Les journaux vont mal car ils sont dirigés par de grands industriels qui ne cherchent qu'à faire du fric. Et les journalistes sont victimes de ce fait au même titre que tous les citoyens.
Alors quand M. Mélenchon aura résolu tous ces problèmes là, il pourra dire que le journalisme est un métier pourri.

Ensuite, le journalisme c'est comme la médecine dans le sens où les médecins sont indispensables. Les docteurs, se plantent, tuent des gens, sont des gros connards pour certains qui opèrent pour refaire en 15 min des seins ou un nez afin de toucher un maximum de cash. Pourtant ils sont indispensables. Sans eux, on mourrait certainement beaucoup plus jeunes sans avoir réussi à soigner ses hémoroïdes. Les journalistes aussi sont indispensables. Sans eux, comment les informations circuleraiten ? Attention, je parle d'informations sérieuses, objectives et vérifiées. Bien sûr, il y a des journalistes qui écrivent n'importe quoi, ou sur les maisons-closes...et qui se font payer pour encenser un politique. Mais il n'empêche qu'on a besoin de personnes qui n'écrivent pas seulement leurs opinions mais les faits tels qui se sont déroulés et qui le fassent de façon organisées (on sait où trouver l'info: dans les journaux, à la télé et en bonus sur les blogs pour avoir des opinions à l'exeption des blogs de journaliste et encore...). Imaginons un monde sans journaliste, qui accepterait d'écrire sérieusement des articles, donc de prendre le temps de vérifier toutes les infos etc... sans se faire payer ? Si vous êtes payés pour ça alors vous êtes journaliste...

Pour finir, une petite pétition à signer si vous êtes de mon avis, ou au moins en partie: signer
 On peut reprocher plein de choses aux journalistes, mais y a-t-il besoin d'être vulgaire, agressif, insultant, généralisant et de sous entendre que le journaliste-étudiant en question n'est pas digne de l'interroger... Alors même que ce dernier parle calmement.
extrait:
"c'est votre problème à vous le refoulé politique de la petite bourgeoisie"
"vous et votre sale corporation de voyeuristes"
"moi je te parle des médias et de ton métier pourri"
"c'est vous qui êtes agressif vous vous en rendez même pas compte tellement votre tête est pourrie"
"vous trouvez digne de parler à un homme comme moi"
"mais vous me prenez pour qui bonhomme ?"
"petite cervelle"
"vous êtes tous les mêmes et vous êtes en train de préparer un drôle de métier"

Je propose que toute la profession exige de cet homme des excuses publiques ainsi qu'à l'étudiant.
Ensuite chacun est libre de penser ce qu'il veut de la situation du journalisme, la pétition regarde uniquement le comprtement de M. Mélenchon avec un étudiant en train d'apprendre son métier et remettant en cause toute la profession.

PS: Si c'est la première fois que vous passez par ici, jetez un oeil sur les autres articles et vous verrez que je ne suis pas du genre à dire tout va bien dans le meilleur des monde chez les journalistes.

9 commentaires:

  1. C'est un bel article, sur une vidéo culte de 2 min. 15 et waw quel déferlement, pas vrai ?

    Je précise que je ne cautionne pas les insultes de Jean-Luc Mélenchon, ni votre pététion. Je suis partisan de la thèse que JLM a "développé" dans son intervention.

    Et oh là ! Ami(e)(s) journaliste(s), arrêtez de crier à la vierge effarouchée. JLM n'est pas contre vous mais avec vous, si si.

    JLM n'insulte pas l'ensemble de la profession mais uniquement la partie qu'a représenté F.Briaud et son "joli cerveau". Cad. la Presse qui traite de "Sujets de Société" en une et qui occulte une réalité qui devrait concerner les Français au plus au point à savoir, il y a + de 10 jours, l'abstention plus élevée qu'en 2004 au premier tour des Régionales. Parce que c'est là qu'est le fond de l'affaire, les insultes sont pour les têtes d'oeufs qui ne comprennent pas ca et qui, je vous le souhaite, et vous l'assure même, ne vous (VOUS ICI LA TENANCIERE) concerne pas.

    Tous les Journalistes ne sont pas pourris.

    La sélection des commentaires d'Internet... , bon c'est une sélection donc chacun peut prendre ce qui lui convient pour alimenter son moulin, j'ai bien aimé le 47. ;) Et je vous suis reconnaissante de ne pas avoir pris les plus orduriers.

    Le 18 me fait rire avec:

    "La vérité c'est que les journalistes sont le seul moyen d'avoir des informations objectives"...

    À l'heure d'internet cette idée-là elle est décédée et enterrée depuis un bon moment. Avec les dérives que ca comporte mais c'est un fait.

    Ensuite le couplet sur les politiques est pas malin malin. Mettre tous le monde dans le mm panier et la même étiquette, c'est manquer de nuances et faire dans le généralisme, ce qui ne mène jamais très loin. Je pense qu'on est d'accord.

    Maintenant sur votre commentaire:

    Dans la presse, y a du voyeurisme et ca fait vendre, ok.

    Mais depuis quand traiter d'un sujet sérieux fait couler une boite ? Vous ne croyez pas que l'inverse est tous aussi vrai ? Vous connaissez le concept de la revue XXI ? => http://www.leblogde21.com/

    Les annonceurs se dirigent de plus en plus vers le net délaissant les canaux traditionnelles du papier et de la télé. La profession de Journaliste n'a jamais été aussi difficile qu'aujourd'hui. Non seulement la profession est en crise, mais la Société aussi de plus en plus, et il n'y a jamais eu autant de contrats précaires, près de 1 sur 2 !
    (...la suite ...)

    RépondreSupprimer
  2. (...la suite...)
    Pour la suite ca se gâte...

    "Les Politiques sont loin d'être hors de cause"

    Le "Les" c'est facile ce "Les". Un peu trop généraliste vous trouvez pas ? Comme pour noyer le poisson en l'englobant dans un bocal de généralités.

    " Le Journaliste répète les conneries des Politiques car c'est leur mission d'informer et de ne pas juger pour influencer le lecteur... "

    Ben merde alors, là, on a un problème Houston, votre cerveau vient de bugger mais grave ! Vous donnez l'impression d'être entrain de rejoindre votre futur confrère F.Briaud, sous prétexte d'être neutre, penser qu'il ne faut pas sortir du cadre du serviteur qui passe l'information, l'esprit critique m@de off. Encore heureux que vous ne déformez pas les propos du type en face vous mais ca ne doit pas vous empêcher de les soumettre à la questure de votre éthique et de votre sensibilité, gauche, droite ou centre. Le lecteur n'est pas con, il comprendra d'où vient le vent, ne vous inquiétez pas.

    " Les journaux vont mal car ils sont dirigés par de grands industriels qui ne cherchent qu'à faire du fric. Et les journalistes sont victimes de ce fait au même titre que tous les citoyens. "

    Alors là c'est le ponpon ! Le prozac est dans la pharmacie ? Prenez-en ca va passer. Pardon. C'est l'apologie de la fatalité ce couplet. Vous avez pas envie de croire qu'un autre monde est possible ?

    Les journalistes c'est comme les médecins, c'est indispensable, euh ben non. Les charlatans et les bougnats on en veut pas, ils existent mais personnellement je les ignore, ou les dégomme, parce que c'est mon bon plaisir, comme eux pour eux. Et c'est leur droit d'être des cons à mes yeux comme l'inverse.

    Sur ce, Je vous souhaite malgré votre pétition, une bonne journée.

    RépondreSupprimer
  3. Sorry, je suis désolée, j'ai posté une version non corrigée de mon commentaire. veuillez m'excuser pour le fautes de frappes et les phrases "alambiquées".

    RépondreSupprimer
  4. oui, c'est vrai le "les politiques" est un peu facile, c'est pour ça qu'il est sous le titre "commentaire"
    évidemment il y a de bons politiques, dites-moi où ils sont que je vote pour eux... en tout cas, il doit y en avoir qui n'essayent pas de soudoyer les journalistes.
    Après j'ai pas fait une analyse de fond, je l'admets. (peut être que c'est pcq je ne suis qu'une blogueuse et qu'au contraire, si j'étais journaliste et payée pour ça j'aurais fait un boulot plus objectif...)

    Pour revenir à l'internet, je maintiens que j'ai plus confiance dans les journaux qu'il soient sur internet ou non car ils ont une éthique, une méthode de travail alors que les blogueurs pas forcément. Ensuite évidemment, il y a le parisien avec ces unes à scandales, et des journalistes qui ne respectent rien etc...

    Pour terminer, oui je suis fataliste, après une journée où j'ai vu défiler une majorité de commentaire soutenant M. Mélenchon et son aversion pour les médias, je me dis que nous sommes dans une bien triste situation. C'est la première fois depuis que j'entends parler du manque de confiance des français dans leurs médias que j'en suis témoin directement.

    RépondreSupprimer
  5. Vous savez lire, vous savez ce que c'est un pgm politique, voilà vous êtes prêtes pour trouver votre parti politique préféré et aussi le ou la candidate qui va avec. Je peux vous dire que vous êtes la première personne dont j'ai lu une analyse plutôt fine sur la réaction de Méluch lors de "l'interview" cf. les premiers paragraphes en-dessous de la vidéo ;)

    Mais donc comme vous êtes plus blogeuse que journaliste vous pouvez vous permettre d'écrire du "bougli-bougla" ( existence du nom non vérifiée, je peux je suis pas journaliste ;p ) dans vos articles. Ok c'est un genre comme un autre, c'est amusant pour la gloriole ou pour son estime personnel, pourquoi pas, bon je taquine un peu pardon.

    Je pense quand même que vous le prenez trop personnel ce truc avec méluch., mais c'est votre droit.

    Pour peut-être tenter de relativiser sur mélcuh et toutes les attaques qui l'accablent sur la forme et le fond, je pense qu'il faut aller faire un tour en amont de cette vidéo et s’intéresser sur les évènements qu'il a traversé, écouter ou lire ses interviews, je pense qu'une partie de la compréhension éventuelle peut s'y trouver. Le dernier article sur son blog pourrait être un début. Je trouve son style lourd et pesant, ancien prof de francais oblige, qu'il devrait plus se relire avant de publier vu le nombre de fautes d’orthographe dans ses articles.

    Encore une fois je ne cautionne pas ses injures, mais le fond oui ;)

    Je suis désolée pour votre désilution sur la perte de confiance que peut entrainer parfois chez certains politiques le “manque de rigeur” provoqué ou non de quelques uns de vos futures confrères. Mais la vie continue, the show must go one. Si tout était toujours plat qu’est ce qu’on s’emmerdrait ;)

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour,
    Si vous voulez avoir une analyse un tant soi peu pointue du buzz "Mélenchon/stagiaire" je vous conseille la lecture du site "Acrimed" (qui analyse les médias de façon plus pointue que ASI):
    .
    ".../...Mais surtout, en présentant les faits d’une façon tronquée et biaisée, la plupart des journalistes qui ont commenté « l’événement » ont offert des arguments supplémentaires à la critique de leur professionnalisme… et de leur corporatisme.

    - Ont-ils essayé de compléter leur information en interrogeant Jean-Luc Mélenchon ou bien ont-ils eu la naïveté (et la paresse) de croire que les images et la séquence parlent d’elles-mêmes ? La réponse est dans la question.

    - Ont-ils essayé de restituer l’extrait de la vidéo dans son contexte (le cadre de la tentative d’interview, les échanges précédents l’altercation) ? Ont-ils demandé à visionner l’ensemble de l’enregistrement ? Que nenni. Pourtant Félix Briaud lui-même a déclaré : « Cette scène clôt cinq minutes d’interview où je lui ai notamment posé des questions sur les listes d’union avec le PS et le reste de la gauche ainsi que sur l’abstention. [2] »

    - Ont-ils correctement résumé la vidéo et restitué les motifs, légitimes ou pas, de la colère de Jean-Luc Mélenchon ? Réponse négative, une fois encore. Par exemple, la plupart des indignés se gardent bien de souligner que Mélenchon a explosé quand l’étudiant en journaliste a voulu l’entraîner à parler des « maisons closes », alors qu’il venait précisément de prendre cette question comme un exemple de journalisme racoleur [3].
    .../..."
    http://www.acrimed.org/article3342.html
    .
    A noter, votre admiration pour un journaliste de france3 (texte avant ou après?) grande gueule, qui engueule un stagiaire qui veut lui apprendre son métier " tu te tais ou tu descends" qui crache sur les nouveaux étudiants journalistes (genre science-po comme l'âne avec Mélenchon....!) qui crache sur le "politiquement correct des rédactions... mais c'est un journaliste qui n'a pas fait d'école de journalistes, comme vous, alors: respect ;o)
    c'est beau le corporatisme!

    RépondreSupprimer
  7. rebonjoir!
    .
    (damed j'ai poster ce texte au mauvais endroit, je le reposte ici...
    désolé d'encombrer votre blog!)
    .
    juste pour étayer mes arguments concernant votre vision corporatiste sur l"affaire Mélenchon.
    Quelques extraits choisis sur ce qu'a le droit de dire un journaliste (Guillaume Fautrat) mais pas un homme politique:
    .
    " .../... Les deux dernières années, il travaille 345 jours par an. Le vase déborde lorsqu'il met en évidence que certains titulaires (CDI) ont un rythme de travail beaucoup plus "light".que le sien. Quand lui faisait 40 sujets par mois, les titulaires les plus flemmards n'en faisaient qu'un. Il pousse un coup de gueule chez sa direction chiffres à l’appui, soit on l’intègre lui aussi ou c’est le tribunal
    (ça c'est beau comme du Sarkozy! surtout que maintenant: " .../...Le journaliste finit par demander sa mutation à France 3 Poitiers, lassé des engueulades avec sa direction. Ce qui lui permet depuis trois ans de se centrer sur sa famille tout en étant assuré d’un revenu de 3500€ par mois..../..."
    .
    ".../...Cependant, le côté « grande gueule » du reporter revient au galop. Guillaume Fautrat dénonce "les sujets trop édulcorés de la chaîne".Il accuse les reportages d’être trop loin de la vérité du terrain. Les rédactions font du politiquement correct de peur d’effrayer les téléspectateurs et de déplaire aux politiques. Il explique que le rédac’ chef et les autres "grands chefs" ont leur vision des choses bien qu’ils n’aillent pas sur le terrain et qu’ils n’en démordent pas
    .
    "Quand on prépare un reportage sur les cités à France 3 National, le rédacteur demande que l’on ramène des images de jeunes en casquette qui font wesh, wesh" confirme un jeune stagiaire.
    .
    Le problème selon lui c’est qu’il y a toujours un moment où le journaliste s’appuie sur le politique car sans carnet d’adresse de ce type on ne fait pas carrière. De ce fait, "ils roulent pour les politiques"
    .
    Les reportages à l'étranger mais aussi en France, sont soumis à des restrictions économiques, prévalant sur le confort nécessaire pour faire du bon travail et donc, le contenu des sujet s’en ressent
    .
    "C’est génial de pouvoir partir, mais on ramène de la merde" se désole le reporter.
    .
    Les derniers embauchés à France 2 qu’il ait rencontré venaient de Science Po et de l’ESJ. Mais il a aussi beaucoup de choses à reprocher à ces écoles qui formatent. Les nouveaux diplômés, "Ils n’ont rien fait qu’ils sont déjà arrivés. Les mecs, on leur bourre tellement le crâne qu’ils pensent déjà qu’ils ont raison sur tout".
    .
    Un jour, un stagiaire qui l'accompagne en voiture l'excède. "Soit tu te tais, sois tu descends" s’est-il énervé. "Il était en train de m’expliquer mon métier ! dit-il. Je n’ai fait que le remettre à sa place, un stagiaire est là pour observer pas pour t’expliquer comme tu dois travailler en te récitant son manuel du parfait futur petit rédacteur. Moi, à sa place, quand j’ai débuté je fermais ma grande gueule et j’observais les anciens sans ramener ma fraise, une simple histoire de respect… .../..."
    .
    belle démonstration de "deux poids, deux mesures"
    mais l'un est reporter de guerre qui pantoufle à Poitiers à 40 ans pour 3500euros/mois, qui a vu plein de morts (même si c'était terriblement excitant la guerre...) et l'autre, juste un député européen qui se bat pour changer la société qui se fait piéger par un blanc bec de sciences -po....
    .

    RépondreSupprimer
  8. rebonjoir!
    .
    (posté au mauvais endroit... je retente ici!
    désolé)
    juste pour étayer mes arguments concernant votre vision corporatiste sur l"affaire Mélenchon.
    Quelques extraits choisis sur ce qu'a le droit de dire un journaliste (Guillaume Fautrat) mais pas un homme politique:
    .
    " .../... Les deux dernières années, il travaille 345 jours par an. Le vase déborde lorsqu'il met en évidence que certains titulaires (CDI) ont un rythme de travail beaucoup plus "light".que le sien. Quand lui faisait 40 sujets par mois, les titulaires les plus flemmards n'en faisaient qu'un. Il pousse un coup de gueule chez sa direction chiffres à l’appui, soit on l’intègre lui aussi ou c’est le tribunal
    (ça c'est beau comme du Sarkozy! surtout que maintenant: " .../...Le journaliste finit par demander sa mutation à France 3 Poitiers, lassé des engueulades avec sa direction. Ce qui lui permet depuis trois ans de se centrer sur sa famille tout en étant assuré d’un revenu de 3500€ par mois..../..."
    .
    ".../...Cependant, le côté « grande gueule » du reporter revient au galop. Guillaume Fautrat dénonce "les sujets trop édulcorés de la chaîne".Il accuse les reportages d’être trop loin de la vérité du terrain. Les rédactions font du politiquement correct de peur d’effrayer les téléspectateurs et de déplaire aux politiques. Il explique que le rédac’ chef et les autres "grands chefs" ont leur vision des choses bien qu’ils n’aillent pas sur le terrain et qu’ils n’en démordent pas
    .
    "Quand on prépare un reportage sur les cités à France 3 National, le rédacteur demande que l’on ramène des images de jeunes en casquette qui font wesh, wesh" confirme un jeune stagiaire.
    .
    Le problème selon lui c’est qu’il y a toujours un moment où le journaliste s’appuie sur le politique car sans carnet d’adresse de ce type on ne fait pas carrière. De ce fait, "ils roulent pour les politiques"
    .
    Les reportages à l'étranger mais aussi en France, sont soumis à des restrictions économiques, prévalant sur le confort nécessaire pour faire du bon travail et donc, le contenu des sujet s’en ressent
    .
    "C’est génial de pouvoir partir, mais on ramène de la merde" se désole le reporter.
    .
    Les derniers embauchés à France 2 qu’il ait rencontré venaient de Science Po et de l’ESJ. Mais il a aussi beaucoup de choses à reprocher à ces écoles qui formatent. Les nouveaux diplômés, "Ils n’ont rien fait qu’ils sont déjà arrivés. Les mecs, on leur bourre tellement le crâne qu’ils pensent déjà qu’ils ont raison sur tout".
    .
    Un jour, un stagiaire qui l'accompagne en voiture l'excède. "Soit tu te tais, sois tu descends" s’est-il énervé. "Il était en train de m’expliquer mon métier ! dit-il. Je n’ai fait que le remettre à sa place, un stagiaire est là pour observer pas pour t’expliquer comme tu dois travailler en te récitant son manuel du parfait futur petit rédacteur. Moi, à sa place, quand j’ai débuté je fermais ma grande gueule et j’observais les anciens sans ramener ma fraise, une simple histoire de respect… .../..."
    .
    belle démonstration de "deux poids, deux mesures"
    mais l'un est reporter de guerre qui pantoufle à Poitiers à 40 ans pour 3500euros/mois, qui a vu plein de morts (même si c'était terriblement excitant la guerre...) et l'autre, juste un député européen qui se bat pour changer la société qui se fait piéger par un blanc bec de sciences -po....
    .

    RépondreSupprimer
  9. :-)
    lol, je veux bien vous pardonner mais vous l'avez poste trois fois ce commentaire finalement lol.

    En effet, j'ai lu cet article de l'Acrimed, tres interessant bien que selon moi il prend un peu trop parti pour un article. le fait que les journalistes aient repris cette video sans attendre sans appeler m. melenchon, je pense que c'est bcp du au phenomene internet. sur internet, les bloggers n'attendent pas la reaction de l'interesse pour commencer a poster, a commencer par moi. ca deteint sur les journalistes.

    RépondreSupprimer